Du temps et de l’espace, vous en voulez?

Donnez-nous votre définition du chaos et nous ferons de notre mieux pour faire une place confortable dans le bac à légumes, une théière en main.

“Écouter de la musique suppose une pratique, un lieu, un temps et un public (…) certaines musiques n’existent que le temps de leur exécution”. Exécutons donc. Mais les espaces “sans contraintes” se font rares.

Oh ! Mais ici nous avons le temps, l’espace et « lui » la pratique. Les contraintes… restent des contraintes, avec lesquelles on compose.

Dans le désordre ambiant, buvez à petites gorgées de ce breuvage et mettez votre température corporelle au diapason.

Le dimanche 1er août à 17h précisément, un R particulier vient structurer les vibrations de l’atelier et des corps avec ses cordes, ses claviers, ses samples ordonnés, alignés et envoyés en quadriphonie variable.

Entouré de ses machines, F explore les versions d’une même entité dans les méandres des ondes spatio-temporelles et c’est un exercice dans lequel il livre sa maitrise. L’essence du bruit, loin des confusions, s’infuse dans des résonances particulières, en même temps que ces antioxydants exquis. Cacher ces illusions d’un monde meilleur dans des feuilles de T peut servir à plonger dans les rumeurs d’une mare profondément riche, soyez-en assuré-e-s.

Le cerveau dopé au sucre sonore, le corps gras enrobe les textures, un goût de défi traîne sur le palais, les papilles auditives en ébullition. La langue redemande des ondes alléchantes aux saveurs précises. Rafraichi, un apaisement se trouve peut être dans la réflexion de l’O, une accroche alternative, mais à chacun son rythme, des éléments concomitants se dénoteront si besoin.
Les esprits affamés sont à point, l’infranchissable muraille estivale est un leurre, venez donc participer au luxe d’avoir une cadence décalée – perdre de vue ce qui persiste au fond de ces moments imprécis à venir est une option aléatoire. Cela dit il y aura toujours de quoi s’abreuver pour se remettre de tout ça.

Une expérience à s’offrir à la Papeterie des Arceaux guidé par les deux mains qui s’affairent et les installations sonores de Herr Fred ou Fred R., dit Frédéric Roumagne, selon où vous vous placez dans notre chaos organisé.

Comme souvent depuis un certain temps, le Tea Time est sur réservation : le nombre de places est limité malgré nous – à un tarif imposé mais adaptable, comme toujours suffit de l’dire, ici, on fait avec vous avant tout.

Des bisous et on se dit au 1er Août… 

(…ouverture de la Papeterie à 16h30, pour les amat-eu-r-ice-s (pfff) de fauteuil confortable…)

Tea ?

En attendant l’année prochaine

Et oui, on obtempère, on se plie, on fait avec… des moments s’annulent et seront irremplaçables mais l’espace public reste le notre et il est à utiliser avec intelligence, en accord avec nos sentiments les plus fous… et c’est pas parce que nous obtempérons que nous cédons, ni ne nous soumettons à la politique des plus forts, notre pouvoir est plus grand encore parce que bien plus délicat, plus subversif, plus décalé, plus inattendu, plus humain et toujours là, simplement en retrait. Et oui, ça ne sert à rien de se heurter contre ces murs, sauf si on veut perdre quelques dents. La résistance se poursuit donc de l’intérieur, discrètement, entre 4 murs soit, plus ou moins seul-e-s mais aussi entre nous, avec vous, on tient encore debout face à la folie du reste du monde.

Un petit tea time pour terminer l’année était prévu et bien c’est ce que nous avons fait, à la votre !


(deux versions du tea time confiné et filmé sont disponibles sur notre ici)

 

Un petit tour à cheval sur les saisons

Vous avez remarqué ? Nous avons été bien silencieux ces dernier temps. 

Mais non, vous n’aviez rien vu ?! C’est normal, concentrés comme vous l’êtes sur tant d’autres choses, le temps file. Surtout le dimanche.

C’est ça la magie de 2020 !? Cette magie qui fait disparaître des événements en un claquement de tendon… et bien cette magie là peut en concevoir d’autres moments, autrement réservés et humains… 2020 est loin d’être pourrie, elle nous révèle juste toutes nos charmantes faiblesses d’un glissement de doigts et de poudre à paillettes, celles que nous avons l’habitude de repousser à plus tard, d’ailleurs… pardon je vous égare – faut pas laisser autant de temps entre avant et maintenant !

J’avoue qu’à la Papeterie, on s’imaginait en profiter pour bâtir des châteaux à la taille d’une nouvelle condition humaine façon Ferdinand Cheval. Un côté équidé déguisé avec des pantoufles de verre, en pierre brute et béton armé. On s’y attèle depuis si longtemps déjà que vous seriez étonnés de nos conclusions débridées. Bref, après le facteur Cheval le déluge, les derniers rayons de septembre sont timides !

Bon parlons de choses plus palpables, locales, noisy, transpirantes et tatouées.

Et oui, Eyküss est bien venu sur son étonnant destrier à 3 têtes, preuve que tout n’est pas encore perdu, ni recraché, ni reformulé, ni détourné par l’année 2020. On peut encore vivre en directe, des fois aussi. Je ne prends pas grand risque à dire que c’était bien bon ce moment eyküssien sauce wélélé ! Et les personnes présentes confirmeront.

En attendant d’avoir à nouveau le temps de nos illusions et de nos idéaux, remettez-vous de vos émotions inavouables, de vos impulsions insatiables, de vos mauvaises habitudes, de votre besoin mécanique de faire du crochet à doigts, du vaudou et de manger des guêtres à poil(s). 

Un grand merci à Sukann, Fifou et Yaya pour leur énergie et ce chouette moment à La Papeterie des Arceaux ! 

RDV en décembre pour le dernier Tea Time de l’année…

Et si vous n’en avez pas eu assez, vous pouvez toujours regarder la vidéo qui résume 45mn en 4mn…

 

Quelque part en Dordogne en 2020…

Jeux de mains…

…interprétation très libre – et non, on sait pas faire autrement ici – des tests de Turing.

Un captcha manuel non-automatisé pour ne pas distinguer un utilisateur humain d’une machine, machine, machine…

Faute de musicien-ne-s à portée de main, nous avons fait nos propres morceaux, piece by piece, décor au rythme aléatoire, à cadence cubique et répétitive, selon l’élan ou l’agilité des doigts !

Eh, on fait ce qu’on peut avec les moyens qu’on a… et retenez votre souffle, on ne divulgue que l’intro qui reste respectable.

Portez-vous bien jusqu’au prochain tea time ! 

Et comme la vidéo est courte mais que tout le monde ne regardera quand même pas jusqu’au bout, je divulgâche un peu la chose : RDV le 20-09-20 à l’heure du thé ici même.

Le rose nous va si bien

Encore un dimanche à pousser ailleurs en votre compagnie : du soleil, des amis, des gateaux à la betterave, du rose, des masques et du thé au whisky pour un tea time en présence d’une partie de Porta’s – covid oblige. Nous cultivons à pleines mains ce genre de situation improbable, poétique, partagée et délicieusement humaine malgré les distances imposées. 

Bientôt nous ferons un tea time ensemble ? Entre temps nous ne nous laisserons pas domestiquer ni utiliser par toute cette machine infernal. Restez vous-même et profitez des sous-bois, on y trouve élégance et délicatesse…

Bisous bisous !

Tout est mis en oeuvre…

Malgré le déconfinement, on sent bien un flottement, l’air chaud s’est installé et nous colle une flegme confite. De nouvelles habitudes s’imposent ! Serait-ce pour le meilleur ou pour le pire ?

Pour ce qui est de La Papeterie Rurale, on poursuit encore et toujours un cheminement dans les sous-bois, les pieds dans la mare, loin de tout, voie qui n’implique que le ici et le maintenant – et vous aussi, si vous passez par là.

Selfish&co. c’est ça aussi, un peu, être là maintenant, même où on ne s’y attend pas (nous y compris). Se laisser surprendre et avoir envie de faire autrement – c’est même nécessaire. Pas facile on est d’accord, mais c’est libérateur, vous verrez… En plus de tout ça, n’oublions pas le reste, toutes ces idées, ces sons et ces images qui viennent d’ailleurs d’une façon ou d’une autre (ah oui ! et aussi manger, boire, danser, écouter, faire…)

Mais surtout surtout, garder le contact malgré la distance. Rien n’est possible « comme avant » (??) alors prenons possession de ces autres espaces pas assez exploités, là où on peut faire comme on veut.

Nous restons sur notre lancée boisée : dimanche c’est toujours tea time exceptionnel en mode distance physique, introspection sociale, questionnement sauvage… Mais chute ! Nous vous en dirons plus quand on reviendra de là bas, rafraîchis jusque dans les yeux.

Bon, n’oubliez pas de sortir protégé, malgré la chaleur… oui, oui.

…masques imprimés (vulve ou larve), cousus main, sur commande uniquement, envoyez un mail…

Tea Time Party part 3

Vous le saviez déjà : à La Papeterie des Arceaux nous n’avons peur de rien, enfin de pas grand chose, c’est certain. Quand on a un truc à faire on le fait, avec toute notre énergie. On plonge sans regarder si l’eau frémis ou non, ni si des oiseaux curieux nous observent. C’est ainsi, on y peut rien.

Cet après-midi nous ne voulions pas annuler notre tea time, enfin pas complètement, alors nous avons improvisé un truc inspiré du moment.

Pourquoi dans les bois le dimanche? Mais pourquoi pas ! Déjà hein. Mais en plus parce que, certains d’entre vous ne la savent pas, mais de petits oursons prenaient leur piquenique dans les bois cet après-midi. Non, on a rien inventé, c’est dit dans la chanson, si, si, si, et on ne pouvait pas rater ça, il fallait qu’on y soit. Et en plus il n’y a personne qui voulait porter de perruque, alors, on a tout misé sur les masques. Très tendance.

Comme toujours nous essayons de mettre un peu de poésie, de panache, d’enthousiasme, de nous, de vous dans ce que nous partageons – surtout un jour comme aujourd’hui où normalement nous étions ici, ensemble.

Naturellement, nous proposerons une date avec d’autres activités sensorielles dès que possible, mais d’ici là, on vous a donc concocté, avec soin (et notre autorisation de sortie) un truc sans queue ni tête, ni poils, ni plumes, mais avec toutes les mesures de sécurité nécessaires à cette période peu commune.

Des vies ordinaires suspendues

Certes, des vies ordinaires suspendues dans leurs habitudes, mais des vies extraordinaires plus étendues grâce à un nouvel espace-temps à explorer.

Dans un monde pas si lointain, c’est cette semaine que j’envoyais l’annonce officielle du prochain tea time party à La Papeterie des Arceaux, avec une magnifique affiche de la main de notre graveur assigné à résidence. 

Je ne vous apprends rien avec ce petit mot, en ces temps cyniques et révélateurs : le tea time d’avril n’aura pas lieu.
Nous sommes bien contraint-e-s de faire autrement, mais pas de rien faire. Vous l’avez remarqué aussi ? Et les journées ne cesseront de se rallonger ou de se prolonger au loin – en tous les cas aussi loin que la prochaine ouverture dominicale. Alors voilà.

Bon, même si au quotidien cette pandémie inédite et exceptionnelle, ne nous empêche pas de faire ce que nous savons faire ici – l’atelier est assez vaste pour qu’on s’y perde de longues heures de jour comme de nuit, seul-e-s ou accompagné-e-s, tout en respectant les distances admises et quelque soit l’état du monde – cette situation vous empêche vous, de vous joindre à nous… C’est ainsi. Cela dit, dans toute notre générosité sans limite, nous ferons tea time confiné, certainement dans les bois, peut être le 19 avril, clairement en comité restreint, en combinaison d’astronaute, en chaussettes à rayures et en talons aiguilles, toujours avec vous par la pensée virale et inoffensive. 

En attendant les Pique-niques et autres Barbecue sauvages avec des artistes sonores, nous allons promener notre Éléphant dans tous les magasins de porcelaine fermés au public. Et ça en fait du bruit un éléphant dans une mare ! 

Mais n’ayez crainte dès que le couvercle sera levé sur cette sauce piquante qui mijote tranquillement, nous proposerons des réjouissances dignes de vous, à une date ou une autre.

D’ici là, on vous embrasse malgré les distances et vous invitons à rester chez vous – mais aussi à vous plonger tout-e nu-e dans un livre, une image, une mare, un plat ou un tout autre espace-temps non-contaminé par les histoires folles qui polluent les ondes et les cerveaux…

Portez-vous bien.

Bisous, bisous.

Un peu déçus, hein… alors faites un petit voyage dans un autre temps vers un avril qui fut…

Tea Time Performance

C’est le second, c’est le deuxième, c’est le suivant et le dernier Tea Time Performance de 2019.

Il y aura du son, il y aura des paillettes, il y aura des images et il y aura vous.

Ce sera le dimanche 17 novembre à 17h à la Papeterie des Arceaux de Grand Brassac. 

Pour l’occasion la papeterie ouvrira ses portes à partir de 16h : les places sont limitées dans l’atelier et les portes seront fermées lorsque la jauge sera atteinte. Les retardataires pourront se consoler en regardant la vitrine, en collant leurs oreilles aux vibrations du sol, ou en arrivant à l’heure.

Paf, prix libre, mais nécessaire…