Tea Time Doré de Mai

Il s’en passe des choses à la mare! L’inverse est rare…

Le mois de mai s’annonçait fertile et je confirme, il l’est. Pas une minute à soi ni de ver, malgré les journées et beignets de soleil sucré. Dans le cadre de la Fête de l’estampe, La Papeterie vous a concocté une semaine digne de vous. Et oui, fini les temps creux et l’espace à combler, bien que ces choses là ne soient pas monnaie courante, plutôt monnaie filante par ici, y’a de la gravure d’épargne mais pas que… En tous les cas, nous y voilà, un apothéose possible se projète en filigrane au fond de la mare, la vase se fait épaisse entre les oreilles, l’épanouissement mental n’est pas assuré mais au moins on aura essayé de brouiller la piste, les oeufs, le trésor.

Non, non, rien à avoir avec le tea time du 29 mai, mais c’est une mise en bouche à la louche…

À partir du 24 mai vous pourrez découvrir des oeuvres originales des auteurs du FRMK à l’atelier. 

Oui, oui. L’origine des mondes imagés des livres proposés par les artistes et auteurs qui peuplent le collectif du Frémok sera à la portée de vos yeux nerveusement connectés à vos envies profondes.

Et profitez de votre passage par ici pour laisser une marque dans le grand livre des prophètes sans maitres aux terres multiples, profanes et sanctifiés, participez à l’Évangile Doré version arceaux.

Avant un TeaTime mondialement attendu le 29 à 17h, vous pourrez en effet mettre la main à l’eau bénite de la mare, vous pourrez saisir les outils de la sécrétion des images sacrées : oui, vous pourrez graver les tables de la joie, vous initier à la gravure collective, sur la trace des femmes à barbe, façon Jesus-Triste. 

Mercredi 25, jeudi 26 et vendredi 27 de 15h à 18h l’atelier vous accueil et vous initie, pour retracer ou graver l’histoire qui s’écrit à l’encre d’imprimerie. 

Revenez dimanche 29 pour acquérir savoirs et originaux provenant des actes de prophéties apocryphes et détournement tactiles des gestes de transmission où l’humour n’interdit ni la ferveur, ni la beauté…

(Atelier linogravure du 25 au 27 mai de 15 à 18h, sur réservation) 

Le jeudi 26 mai, à 10h nous serons sous la halle de La Tour Blanche en compagnie de l’atelier Mistoury et l’atelier 360° pour faire une démo en plein air et fêter l’estampe en public… venez nous soutenir, aucune excuse, c’est férié le 26 mai et tout un parcours vous est proposé! Des expositions autour de la gravure seront aussi visibles dans les ateliers d’à côté que nous avons plaisir à fréquenter et que nous vous invitons à découvrir si vous ne connaissez pas encore… Dépliant 3 volets

Enfin, soyez ici le dimanche 29 mai à 17h : Yacinthe Galbé et JohnLong, deux des fondateurs de l’animal à multiples facettes qu’est le FRMK, seront dans l’atelier de la Papeterie pour nous rappeler d’Éther-Nuée. Une lecture insolite et grimée de l’Évangile Doré de Jésus-Triste et de l’Apocalypse Tonnerre d’Éther-Nuée, une performance imprimée en directe dans vos rétines, vos membranes sensibles et votre coeur, suivi d’une dégustation des Larmes de la Joie. 

Ce jour-là, nous nous réunirons pour célébrer Jésus-Triste. Nous nous réunirons pour appeler Vergée, Végée et Barbakasse. Apportez mascara, rouge à lèvres, robes à fleurs. Apportez fleurs, poils et plumes. Apportez vos coeurs à ouvrir. Nous boirons plus que des larmes de joie. Avé luïa !

Mais qu’est-ce donc “L’Évangile Doré de Jesus-Triste”?

“Auteur d’illustrations d’une postérité exceptionnelle, source d’inspiration des péplums hollywoodiens ou de la Genèse de Robert Crumb, Gustave Doré nous a ouvert le chemin. Chacune de ses images a été interprétée, parfois plusieurs fois, par un couple mixte d’artistes. L’un a réalisé le dessin, l’autre l’a gravé sur linoléum, retrouvant le mode de production de ces images à l’époque, quand Gustave Doré réalisait les dessins qu’une vingtaine de graveurs était chargée d’exécuter.

Ainsi, les artistes qui sont venus en résidence à La « S » ont pu non seulement faire vivre la belle idée de la mixité propre à La « S » Grand Atelier, mais aussi redonner une nouvelle vie à une forme de partenariat artistique qui a disparu avec l’évolution des techniques d’impressions. 

C’est alors que ce qui devait arriver arriva. De la succession de gravures est né un nouveau récit, une nouvelle histoire, L’Évangile doré de Jésus-Triste. Quelque part entre La Vie de Brian des Monty Python et La Dernière tentation du Christ de Kazantzákis ou Scorcese, ce livre singulier marche sur les eaux miraculeuses qui s’étendent entre les artistes porteurs d’un handicap et les autres, entre les croyants et les autres, entre les femmes et les hommes, entre tout un chacun.

Proposé en grand format pour profiter pleinement de sa puissance graphique, l’ouvrage inclut également des notes et des commentaires qui situent ce nouvel évangile par rapport à ses homologues canoniques ou apocryphes.”

LA « S » GRAND ATELIER (BEL)

La « S » Grand Atelier est un centre d’art brut et contemporain reconnu pour la défense de ses auteurs d’art brut, mais aussi pour son activité de laboratoire de recherche artistique avec l’art contemporain. Un lieu d’expérimentations et d’émancipation situé à Vielsalm dans l’Ardenne belge. www.lasgrandatelier.be

Et vous aurez l’occasion de découvrir et même d’acquérir les gravures originales, issues de cette expérience humaine.

Sans cérémonie, voici ceux et celles à qui vous allez vous frotter en franchissant le pas entre ici et là : 


Yvan Alagbé (Yacinthe Galbé) est né en 1971 à Paris, de mère française et de père béninois. Au cours de ses études scientifiques il rencontre Olivier Marboeuf avec lequel il anime une revue trimestrielle, L’OEil carnivore. Ensemble, ils signent un premier livre, Ville prostituée aux éditions Vents d’Ouest. Ils constatent à la fois les possibilités des littératures graphiques et l’impossibilité de les explorer chez un éditeur de bande dessinée classique. Ils fondent alors les éditions Amok et la revue Le Cheval sans tête. Dès 1994, Amok et Fréon tracent un axe Paris / Bruxelles en animant sous le même nom d’Autarcic Comix un café littéraire mensuel d’un côté de la frontière et un festival annuel, de l’autre. En 2002, Amok s’unit à l’association Fréon pour donner naissance à un géant des littératures graphiques, le Frémok. Persuadé qu’il s’agit d’un retour à une unité primordiale, Yvan Alagbé entreprend d’étudier cette fusion sous l’angle ethnologique et mystique en inventant le professeur A. Il se perd dans des recherches à ciel ouvert sur le Fantôme colonial ou la nébuleuse ExpérienceAlice. Pour financer ses travaux, le professeur A se voit contraint d’exercer diverses activités annexes comme marabout (tarifs sur demande) ou traducteur (Les aventures d’Alice au coeur de la terre de Lewis Carroll, Un livre a-sensé d’Edward Lear, Palestine de Joe Sacco, Le Quartier des marchands de Beauté de Ben Katchor…). À la surprise générale, ses inlassables recherches sur les mystères du frémokisme devraient déboucher prochainement sur une véritable histoire de l’Amour. Membre du comité éditorial du Frémok, Yvan Alagbé dirige également avec Latino Imparato la collection Le Signe noir des éditions Rackham. Il vit et travaille où il veut, mais le plus souvent où il peut.

Jean-Christophe Long est un grand Belge né en 1968, une si belle année si décriée de nos jours. Lino-graveur et xylo-graveur, il a étudié la bande dessinée à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles où il s’enrôle très vite dans le collectif Frigoproduction, participant aux numéros de Frigorevue et Frigobox. Quand Bruxelles se réveille capitale européenne de la culture et que Fréon mène le projet Récits de ville, il est de la partie. Il a travaillé comme illustrateur pour la presse belge et participé au spectacle The Attendants gallery. Aujourd’hui, il est Périgourdin. Auteur-graveur de BD, il est aussi un rugbyman qui n’a pas peur des coups. Il travaille seul, mais participe à tout. Il pense à l’envers par la force des choses et de son talent. La plupart du temps, il cherche l’image et l’image le trouve : burlesque, sérieuse, inattendue, mais réfléchie. Ses images s’impriment. Il fait parler l’inconscient à travers ses personnages insolites. Il produit du sens, très personnel, dans un monde qui en perd à chaque fois qu’on allume la radio. Lorsque sa presse de gravure et sa créativité sont au repos, il communique et se renseigne sur tout. Toujours à l’affût, ses oreilles aussi travaillent sans repos, elles écoutent et lui, il décrypte les ondes. Il est idéaliste et perfectionniste, mais aussi un dystopique modéré, mystérieux à ses heures perdues. C’est de la gentillesse délicate de 192cm de haut, malgré ses grondements d’ogre. Ses images viscérales sont effrayantes de véracité et d’humour. Il supporte tant bien que mal les frasques délurées de sa compagne qui ne cesse de trouver de quoi occuper ses mains et leurs esprits par des inventions plus tordues les unes que les autres. Cette fois-ci il s’est plié à l’envie de Laura de créer un espace-temps hors limites et sens-dessus-dessous où elle empile et décortique tout ce qui lui passe par les neurones. Oui, L l’entraine là où personne n’a jamais osé poser pied, parfois au fond d’une mare, parfois dans des projets concrets et délirants.

Née Britannique et toujours pas admise au rang national, Laura Leeson s’épanouie en Dordogne depuis toujours avec des parcours longs et courts ailleurs en Europe. Avec son caractère constructif, elle observe, d’un regard décalé, ce qui l’entoure. Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre (Bruxelles) en “cinématographie expérimentale d’animation et vidéographie”, entre autre, à Bruxelles elle a aussi pu développer ses connaissances en reliure, imprimerie et autres activités illicites. De retour en Périgord vert elle crée ARTicle19, y elle développe des outils pédagogiques et artistiques autour de l’image. Pendant plus de 20 ans elle a accompagné des gamins, des adultes ou des institutions dans la création de films d’animation ingénieux et citoyens, éthiques ou politiques, tout en animant des ateliers de découverte autour de l’art, d’expression graphique et linguistique. Animatrice culturelle, organisatrice d’événements et militante, elle est une vidéaste touche à tout, ardente manipulatrice d’images, opératrice de mots, plieuse de tissus, gratteuse de 16mm, tisseuse de papiers et de liens. Elle serait rock’n roll réaliste selon certains, peut être une exubérante contrôlée, sérieuse et réfléchie et pas sans humour. D’ailleurs, elle ne cesse de tricoter le geste et l’idée, d’explorer le sensible et les sens de toutes les façons imaginables et à sa disposition. En 2017, elle crée de toutes pièces La papeterie des Arceaux : un espace où elle peut mettre tout ce qui l’anime, un truc comme ces sauces qui ont bon goût sans qu’on sache dire de quoi elles sont faites, tout ce qu’on sait, c’est que c’est bon.

Les artistes exposés:

Gravures originales du collectif de L’Évangile Doré de Jesus-Triste.

 

 

 

Fred Coché : Né en 1975. Nancéen, il a étudié la bande dessinée à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles. Ses premiers courts récits sont parus dans la revue Frigobox #9 et #10. Il participe ensuite aux ateliers Récits de Ville créés à Bruxelles par Fréon. C’est alors qu’il réalise en gravure (eaux-fortes) un récit de trente-deux pages totalement muet : Hortus Sanitatis. C’est également en gravure qu’il exécutera Vie et mort du héros triomphante au Frémok et Ars simae naturae aux éditions L’OEil du serpent. En résidence à Berlin, il rompt avec sa technique de prédilection pour adopter la peinture à l’huile, qu’il travaille en grand format depuis de nombreuses années. Frédéric Coché compose au fil de ses ouvrages une véritable histoire du regard, ancrée dans la tradition et résolument contemporaine. Il expose régulièrement en France et ailleurs.

Olivier Deprez : Graveur, dessinateur, Olivier Deprez est né en 1966 à Binche en Belgique et vit maintenant dans le sud de la France. Membre fondateur du collectif Frigoproduction, des éditions Fréon et FRMK, il est écrivain, théoricien, peintre. Il a enseigné dans plusieurs écoles supérieures d’arts graphiques. Grand lecteur de Proust, Dante ou Joyce, il travaille aussi autour de l’oeuvre du poète américain A. R. Ammons. En 2006, il participe au projet théâtral The Attendants gallery. C’est à cette occasion qu’il rencontre le comédien Miles O’Shea et crée avec lui la RollingTowerTable. Cette machine à imprimer et colporter des gravures est au centre de BlackBookBlack, un projet dédié à la gravure et au livre. Actuellement impliqué dans un long travail de gravure WRECK et HOLZ, il explore la gravure et l’image collective dans différents lieux à travers l’Europe.

Jean-Christophe Long : (voir plus haut pour celles et ceux qui ne savent pas)

 

DoubleBob : Né en 1981 à Albi. Après un cursus d’arts appliqués et de nombreux travaux autopubliés, sa rencontre avec les éditions Frémok en 2007 sera déterminante dans son parcours artistique. Il y publie tout d’abord deux albums : Le chat n’a pas de bouche vous aime beaucoup (2008) et Sous-sols (2012). Il participe en parallèle au projet Knock Outsider !, mené en commun par le Frémok et La « S » Grand Atelier, et co-réalise à cette occasion l’explosif et mystérieux La crâne rouge (2012) avec Nicole Claude. En 2016, au retour d’un long voyage en Amérique du Nord, et restant fidèle aux éditions Frémok, DoubleBob publie son grand oeuvre, Base/Zone, album compact de 300 pages qui développe une approche originale et poétique des possibles de la bande dessinée. Ce livre magistral, aussi délicat que puissant, donne lieu à deux installations, d’abord au festival Cultures Maison (Bruxelles) en 2017, puis lors du festival Indélébile (Toulouse) en 2018. Cette même année, il participe au manifeste monstre De tout bois (éd. Adverse) et réalise une résidence à l’Atelier Autonome du Livre à Mosset. Après la réalisation de Mes Locataires (2018), proposition à caractère autobiographique qui jette un nouvel éclairage sur l’ensemble de ses travaux passés, DoubleBob termine aujourd’hui une série de récits publiés en fascicules sur une année.

Thierry Van Hasselt : Membre fondateur des éditions Fréon et du Frémok, éditeur, scénographe, installateur, graphiste, Thierry Van Hasselt est né en 1969. Il a rencontré une importante reconnaissance critique à la sortie de son premier livre : Gloria Lopez, enquête obsessionnelle sur les traces d’une « vertueuse Justine ». Séduite par l’atmosphère et les matières de ces images, Karine Ponties, danseuse et chorégraphe de la compagnie Dame de pic, l’enrôle pour une création commune qui prendra la forme d’un livre et d’un spectacle. Pour leur seconde collaboration, Holeulone, il réalise un film d’animation, intégré au spectacle et aux mouvements des danseurs. Les travaux de Van Hasselt font l’éloge de la matière, triturée, étalée, diluée, que ce soit les noirceurs veloutées du crayon aquarelle, de l’encre du monotype, ou l’acidité colorée de la peinture à l’huile dans son projet : La petite main. Très impliqué dans la collaboration artistique et éditoriale du Frémok avec La « S » à Vielsalm, notamment à travers la collection Knock Out. Dans Vivre à Fran Disco, livre à travers lequel il donne vie, en bande dessinée, à la ville éponyme imaginée et construite jour après jour par son comparse, l’artiste Marcel Schmitz.

Marcel Schmitz est né en 1966 à Bastogne. Il travaille à La « S » Grand Atelier depuis 2007. Son travail repose essentiellement sur une recomposition personnelle d‘environnements architecturaux tels qu’immeubles et villes parfois sillonnés par des engins de son cru. D’abord limitée à la peinture, son œuvre s’est étendue au volume avant de se lancer, grâce à la collaboration avec Thierry Van Hasselt, à la conquête du temps.

Mathieu Morin / Camille Lavaud : Né à Issoudun en 1977. A son arrivée dans le Nord en 1999, il opère au sein de plusieurs groupes de rock et c’est ainsi, en jouant dans le garage d’un psychiatre, qu’il découvre l’art brut (collection de Philippe Mons depuis exposée au LaM à Lille.) C’est un choc, à partir de ce jour, il s’adonne à l’étude, à la recherche et à la collecte de cet art. Depuis une dizaine d’années, Matthieu Morin étoffe sa collection d’art brut tout en collaborant à de nombreux projets liés aux pratiques autodidactes de l’art. En 2016, il fonde le label La Bell e Brute aux côtés d’Olivier Brisson (psychomotricien, musicien, et programmateur de la salle parisienne « Les Voûtes » spécialisée dans la musique expérimentale), Julien Bancilhon (psychologue, luthier, musicien expérimental et fondateur du groupe « Les Harrys » et de radio «Tisto» composé de 6 jeunes autistes) ainsi que Franq de Quengo (membre du groupe Dragibus et des Harrys, programmateur du festival Sonic Protest. Ils produisent ensemble le premier disque de Jean-Marie Massou, ermite et artiste brut du Lot, entre documentaire sonore et musique expérimentale. A cette occasion, Matthieu Morin présente le travail sonore et visuel de l’artiste-prophète en tant que co-commissaire de l’exposition Brutnow à l’Espace Gantner de Belfort et consacrée à «l’art brut aux temps des nouvelles technologies».

En 2017, il renouvelle l’expérience avec une nouvelle présentation du travail de Jean-Marie Massou au sein de l’exposition Les Refuges du récit au LaM de Villeneuve-d’Ascq. 

Camille Lavaud – Née le 2 aout 1981 à Bergerac, elle vit et travaille entre Eymet et Paris… “Chez Camille Lavaud, le dessin est un choix de rigueur et de fraîcheur, de mesure et de débordement. S’il sert effectivement de support à l’idée, à une préoccupation expressive, à une effervescence imaginaire, il n’en conserve pas moins une marge de jeu grâce à laquelle sa capacité évocatrice reste particulièrement vive. Il se place sous le signe de la conciliation de sources diverses, mais accueille aussi des tentations antagonistes. Son énergie emprunte à la bande dessinée, au cinéma, à l’histoire de l’art, aux résonances biographiques et creuse le sillon d’un réalisme jamais figé, toujours bousculé qui répond aux appels de la fantaisie de la poésie et aussi de la restitution basée sur des superpositions de registres et de variations de tonalités.” (Didier Arnaudet)

Vincent Fortemps : Né en 1967, il a vécu toute son enfance dans un village du Brabant wallon. À 19 ans, il entame des études d’illustration à l’Institut St-Luc de Bruxelles où il rencontre Thierry Van Hasselt, Denis et Olivier Deprez. Ensemble, ils forment le collectif Frigoproduction, ancêtre belge du Frémok. En 1997, il publie Cimes aux éditions Fréon puis La Digue en 2001 chez Amok. Repéré par le metteur en scène chorégraphe François Verret, il participe à un documentaire pour Arte. S’enchaîne ensuite une collaboration sur deux spectacles, Chantier Musil et Contrecoups. À l’occasion du premier, il crée, avec ses complices de “La Cinémécanique”, un dispositif pour réaliser et projeter ses dessins. Il le développe depuis en diverses formations de musiciens ou de danseurs. Vincent Fortemps vit à F. où il a achevé Par les sillons, une oeuvre qui le hante depuis les premières heures de la revue Frigobox. Le titre dit l’attachement à la terre, matrice et matière, comme les oeuvres précédentes avaient montré le goût de la mer et du ciel.

Dominique Goblet : Née en 1967 à Bruxelles, Dominique a étudié l’illustration à l’Institut St-Luc. Elle expose régulièrement peintures et sculptures en Belgique et à l’étranger. Ses techniques mixtes, ses influences multiples, sont mises au service d’une écriture graphique unique. Son premier livre, Portraits crachés, publié aux éditions Fréon, recueillait récits et images parus dans les revues emblématiques du renouveau de la bande dessinée des années 90. Son premier long récit, Souvenir d’une journée parfaite, est paru en 2001 dans le cadre du projet Récits de villes. En 2007, la parution à L’Association du livre autobiographie Faire semblant, c’est mentir, débuté 12 ans auparavant, vient montrer la cohérence d’une oeuvre qui s’interroge tant sur la représentation et l’intime que sur la fiction et le temps. En 2010, elle achève Chronographie qui recueille depuis 2002 des portraits qu’elle fait de sa fille et que sa fille fait d’elle. Plus si entente, co-écrit avec Kai Pfeiffer, son dernier livre, est publié par Frmk et Actes Sud BD en 2015. Cette année elle signe Ostende, premier volet de la série Derrière, est au premier regard une série de peintures marines, promenade mélancolique dans les paysages sereins des Flandres. Mais sous leur beauté picturale, hors du temps, ces paysages sont prêts à éclater, habités d’hypothèses quant à ce que cachent les apparences et l’habitude, habités de désirs, fantasmes, formes – chair ou abstractions – dont on ne sait s’ils sont réels ou imaginaires. Une grammaire géométrique perturbe l’espace, des bruits rompent un confortable silence et le font parler, comme des accidents dans le décor d’un spectacle bien rôdé, des déchirures dans une toile bien connue, par lesquels s’engouffrent sensations, tensions, désirs…

Paz Boïra/ Remy Pierlot : Paz Boïra est née en 1972 à Valence, en Espagne. Elle a poursuivi ses études à Bruxelles dans la section gravure de l’École Nationale Supérieure d’Arts Visuels de la Cambre avant de rejoindre l’Institut Saint-Luc dans la section illustration et bande dessinée. Elle s’y noue, au début des années 90, avec le collectif Frigoproduction qui allait créer les éditions Fréon. Elle est illustratrice pour la presse et a réalisé également un court-métrage animé. Ses nombreux récits se dispersent entre les revues Frigobox, Le Cheval sans tête ou le Comix 2000 des éditions L’Association. Elle réalise également des illustrations pour de nombreux journaux (La Libre Belgique, Libération, Le Monde de l’éducation… ). Outre Bruxelles, elle a vécu à Marseille, en Allemagne ou à F., dans les Pyrénées orientales, avant de se poser au sud de Valence. Que voit-on dans les livres de Paz Boïra ? Le dedans retourné, le beau surgissant limpide dans le trivial. Carbonne, Eau, Encre, Formes, Espaces. Un grand mystère et des moyens dérisoires. Tout l’inverse de ce qui se passe ailleurs. Dans son dernier livre “Malgré une fin Proche” Paz Boïra propose une bande dessinée éclairée par des visions oniriques, des cauchemars réalistes qui laissent le sens s’épanouir chez le lecteur, tissent des liens entre imaginaire et vécu. Son dernier livre est une recherche, une œuvre en mouvement trouvant rythme et force dans la couleur, passant de la violence des sensations d’êtres en lutte à la douceur de leur imagination.

Rémy Pierlot est né en 1945 à Bastogne, Belgique. Il participe aux ateliers du CEC La Hesse depuis sa fin de carrière d’ouvrier à l’atelier protégé. Très intéressé par l’art et la culture, Rémy a réussi à dépasser une représentation figurative, un peu mièvre, de la réalité par le biais de la gravure et de la sculpture. Dès lors, focalisé sur les contraintes techniques, il perdu ses conditionnements culturels pour aborder d’une manière libre et décomplexée autant de portraits forts et surprenants. Ces œuvres très sensibles, proches de la fragilité de leur auteur, présentent paradoxalement une force expressive d’une vision sombre de l’être humain.

Jean Leclercq : Il est né dans la région de Liège en 1951. En 2003, il réalise ses premiers dessins à son domicile et au Centre Hospitalier Spécialisé de Lierneux dans l’Ardenne belge. Partant toujours de modèles préexistants, il redessine des portraits de femmes et d’hommes célèbres trouvés dans son dictionnaire, des photos extraites d’ouvrages sur les animaux ou des illustrations issues de livres pour enfants. Mais l’essentiel de sa production pléthorique est constituée de cases de bandes dessinées. Dans ce domaine, il fait flèche de tout bois : albums de Bob et Bobette ou de Tintin, volumes reliés du journal Spirou, anthologies de super-héros Marvel, pockets de gare italiens, numéros dépareillés de Mickey Parade ou de Pif Gadget… Une abondante documentation glanée pour l’essentiel sur les marchés aux puces locaux.

Cette incessante activité graphique, attire l’attention d’une éducatrice qui met Jean Leclercq en relation avec La « S » – Grand Atelier. Situé dans la commune voisine de Vielsalm, ce laboratoire artistique destiné aux personnes porteuses d’un handicap mental se revendique d’abord et avant tout comme un lieu de création, loin de toute considération thérapeutique. Aux activités quotidiennes, encadrées par des artistes professionnels, s’ajoutent des projets de collaboration avec des personnalités issues de différents champs de l’art actuel. 

À 65 ans, Jean Leclercq connait sa première exposition individuelle. Intitulée «Rétrospective inaugurale», elle débute le 18 octobre 2016 à l’espace « Spend » à Paris dans le cadre du «Fanzines! Festival».

En janvier 2017, La « S » Grand Atelier et Frémok sont invités par le directeur du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême à exposer leurs expérimentations narratives. L’exposition Knock Outsider Komiks est un évènement phare de cette édition 2017 et donnent une nouvelle visibilité au travail de Jean Leclercq. La reconnaissance de son oeuvre trouve un écho supplémentaire lors de la programmation de l’exposition Knock Outsider Komiks au Musée Art & Marges à Bruxelles durant l’automne-hiver 2017-2018.

Et voilà, vous savez presque tout. Et c’est déjà pas mal. Et si c’est assez pour nourrir l’envie de se perdre ici, alors que dire… Pour le reste? RDV ici, à partir du 24 mai ou sur rendez-vous…
Ben oui, il y a des choses qu’on ne vous dit pas et que vous découvrirez nul part ailleurs que là, au bon moment et à l’heure pas dite…


Bisous, bisous!

Un samedi sur deux

Venez imprimer un samedi sur deux à partir du 10 juillet de 15h à plus soif, pendant les congés scolaires : imprimerie, collographie, typo, encre et papier testez tout ce qui traine dans l’atelier… et repartez avec vos images et les mains sales. Places limitées.

 

C’est toujours comme ça que ça commencerait ?

Dans un atelier, perché dans une mare ? 

Du plaisir à partager, ça sent bon le papier, l’encre, les plantes, la colle, la peinture, le tissu, les gâteaux fait maison (et en ce moment le chien mouillé aussi, un peu, mais ça passera d’ici là et même, ça nous manquera peut être). Apprécier et enregistrer sans retenue les savoirs-faire qui sont disponibles dans un espace créatif. Se rencontrer de main à papier, d’oeil à cutter, de ventre au verre de la débauche… c’est encore d’actualité et ça le restera. L’ailleurs s’incruste dans la rétine en vadrouille, les mots collés au palais. “Audace, courage, obstination, engagement, liberté, générosité, décalage, disponibilité, inspiration, inventivité, adaptabilité, écoute…” des mots qui reviennent sur ce qui se fait juste là et ces mots, bien appréciés eux aussi, sont de vous qui nous suivez ou même mieux, nous fréquentez – “l’autrement” pratiqué dans cet endroit improbable laisse une tâche sous une surface travaillée, esquissée, façonnée, avec une puissante fébrilité incrustée d’expérimentations à venir, que de surprises à digérer, grâce à vous. 

Tous ces moments, qui restent à l’abri des regards indécis, flottants, timides, par peur de ce qu’on va y trouver ou pas, ici c’est de l’ordre du possible. Et c’est tranquille aussi, no stress. Venez rassuré-e-s, on est là pour vous donner envie d’explorer les images, le papier, des techniques dégagées du geste trop engoncé. Ici, les ateliers grouillent, remuent loin de toute “digitalité” (bien qu’engoncé et digital nous plaisent aussi). L’hésitation docile des mains qui défont les couleurs, les formes, les matériaux, les surfaces et la (in)certitude des objets s’échappe, rebondi sur d’autres aventures créatives à imaginer et pratiquer. 

Le caractère imprimé dans toute sa tonalité. La langue vivante se forme et s’imprime dans la rétine des neurones indépendants, laissés à l’écart depuis trop longtemps, réclament leurs droits et à leur façon. L’alchimie des ingrédients mobilise l’évidence du verbe employé et des envies retrouvées, la (in)décision reste libre. Contrepied et paradoxes, poly-tout, à tout un chacun de s’y retrouver. Mais revenons aux ateliers. 

Domptez le papier, l’encre, les images, le mouvement, votre self-control ou votre animal de compagnie et rejoignez les heureux hybrides qui ont déjà testé et approuvé les ateliers ludiques chics chocs punks rocks électro poétiques post tout, qui restent à venir – mais humainement abordables à la Papeterie des Arceaux. 

Comme chaque été depuis 5 ans la Papeterie continue de prendre des formes malléables, souples ou franches et vous propose 2 à 3 ateliers par semaine pendant les congés scolaires et plus si besoin – notamment si vous avez envie d’autre chose que ce qui est proposé ou si vous avez un emploi du temps de fou-folle (dans quel cas vous aurez vraiment besoin de vous faire plaisir avec un atelier sur mesure). Et malgré le temps qui passe les ateliers restent toujours décalés, animés et généreux, enfin, à notre humble niveau. 

Soyons pragmatiques un instant :

Juillet

Mardi, on relie – 13, 20, 27 juillet de 15h à 18h

Reliure Bradel, sans colle et sans couture, Japonaise, accordéon, Zhen Xian Bao ? Un carnet d’écriture ou de dessin selon l’humeur (une seule technique par atelier).

Jeudi, on plie – 15, 22, 29 de 15h à 18h

Origami ou kirigami, papier plié, découpé, assemblé, emboité, mobile, animé, à plat ou en volume vous repartirez avec un objet original et tout en papier, naturellement (une seule technique par atelier).

Samedi, on imprime – 10, 24 juillet de 15 à 18h

Collographie, taille douce sur support récup’, stencils, typo et assemblage d’images imprimées. Différentes techniques à explorer de façon aléatoire et anarchiquement organisé un samedi sur deux tout l’été.

Août

Mardi et mercredi, on filme – 10, 11 août de 15h à 18h

Cadavre exquis poétique ou mini clip à l’ambiance décalée, ça dépendra du nombre d’inscrit-e-s aux ateliers image animée, tout en stopmotion sur banc titre, initiez-vous à l’image qui bouge !

Jeudi, on patauge des mains – 12 et 19 août

Hacher, cuisiner, pulper, plonger, tirer et coucher le papier, ça rafraîchi ! Fabriquez vos feuilles de papier à partir de fibres, ben oui hein.

Vendredi, on s’organise – 13, 20 de 15h à 18h

Cousez un agenda à votre image ou à celle de votre idole idolâtrée avec une reliure bradel solide et personnalisée.

Samedi, on imprime (Encore ? Toujours ! )- 7, 21 août de 15 à 18h

Collographie, taille douce sur support récup’, stencils, typo et assemblage d’images imprimées… différentes techniques à explorer de façon aléatoire et anarchiquement organisée un samedi sur deux tout l’été.

D’autres surprises vont se rajouter selon les disponibilités d’artistes qui envahiront l’espace pour vous initier à leurs pratiques. 

Vous serez prévenus en temps voulu… choses chuchotées entre nous : gravure, marionnettes, brasure, céramique et encore d’autres, si vous êtes partant-e-s…

Les ateliers de la Papeterie sont des moments d’initiation ou de perfectionnement selon le niveau.

Ouvert à tout-e-s, à partir de 8 ans – certains ateliers sont accessible dès 5 ans, n’hésitez pas à demander.

Sur réservation. Places limitées à 10 participants, sauf film animé limité à 6.

Matériel et goûter fournis, mais si vous avez envie de nous surprendre, on sera ravi – que ce soit avec du matériel, à manger ou à boire, on adore découvrir vos spécialités !

10 euro / heure et par personne, soit 30 euro/ atelier sauf autrement indiqué…

Et naturellement vous trouverez sur place des papiers incroyablement beaux de Khadi Paper, des couleurs de Molotow sous forme comestible et pratique, mais aussi en bombe, des outils indiqués et utiles, des carnets faits main, des t-shirts imprimés main, des objets insolites, des cartes à poster ou à offrir, des poteries aussi, de belles poteries pour manger et boire avec panache, le tout nouveau Rayon du RIM avec des vinyles et des CD pour tous les goûts et des BD de maisons d’édition indépendantes dont le Frémok, Cornélius, Les Requins Marteau, ION (…), des fanzines déposés à tout hasard, des oeuvres originales… parmi toutes ces choses que nous aimons. Alors passez boire un thé !

Samedi 12 à l’atelier

Ce samedi 12 juin, exceptionnellement, il y aura atelier gravure à la place de l’atelier collagraphie…

Venez avec une image ou les mains dans les poches, nous avons toujours de quoi exciter vos neurones.

De 14 à 18h, soit 40 euros/ personne, matériel et collation compris.

Places limitées, sur réservation.

Samedi à la presse

Nous ne ferons pas de vous ni des poètes, ni des artistes, ni des critiques, ni des forces armées de la culture ultra aguerries. Par contre, nous vous proposons outils, savoir-faire, patience, lignes de fuite et perspectives dans un espace d’expression qui ne demande qu’à être exploré et entendu. 

Créer collectivement, tenter des expériences, se tromper aussi certainement qu’on avance vers des formes déjà explorées,  souvent mises de côté par manque de temps ou de connaissances, ni plus ni moins. L’image ne peut être réduite au temps qu’on nous impose, d’autant plus en ce moment…

Qu’est-ce qu’on veut ? Fabriquer des images, avec détermination, amour, résistance et combativité ? Ou peut être proposer de régénérer ces espaces qu’on ne nous a pas encore enlevés ? Ou encore s’émanciper entre autre des outils numériques qui squattent notre imaginaire en laissant croire que c’est plus facile que ça n’en a l’air ? Attention nous adorons, presque religieusement, ces technologies et toutes les possibilités qu’elles offrent, mais nous savons aussi qu’il est temps de s’y remettre, de se salir les mains et de se nourrir le cerveau autrement, de se (re)faire son propre récit. Sans tomber dans quelque chose de rétrograde, revenir aux choses simples pour en extraire un travail collectif plus ancré dans un processus tactile, mécanique, à la cadence apaisée des éclats d’humeurs et à la température de nos sensibilités. Ou encore, peut être qu’on veut trouver des alternatives au rythme imposé, structuré et déterminé par un système qui oublie parfois de quoi nous sommes fait-e-s ? On sait pas trop où ça va aller, et on aime ne pas savoir. Enfin si ! Il y a quelque chose derrière tout ça, vous pensez bien…

Plus concrètement, à partir d’avril, tous les samedis de 15h à 18h, encres, couleurs, rouleaux, tampons, bloque typo, gouges, pointes sèches, formes, supports et presses tourneront de façon aléatoire avec toutes les contraintes que cela implique, une technique d’impression sera choisie le jour même, selon la météo.

Parfois une technique, parfois une autre, toujours une image imprimée façon Ninja des bois, sans chichis. On vous propose pas grand chose : utiliser images et textes imprimés sur un support papier, penser aux découpages, collage, multiplications, réductions, ponctuellement pour recroiser les récits, ou pas d’ailleurs…

À long terme, ces images seront intégrées dans un zine, ou quelque chose de semblable, imprimé par nos soins et selon la récolte, mais nous en reparlerons asap. En attendant, nous répéterons l’expérience tant que c’est possible et tant que ça n’a aucun sens, autre que cette liberté de faire avec ce qu’on a.

C’est bien joli tout ça mais il y a tout de même des contraintes sanitaires et des barrière à respecter, alors inscrivez-vous au plus vite.

Places limitées et c’est bien la seule chose qui le soit.

Linogravure 27 décembre

Jeudi 27 décembre de 14h à 17h, sur réservation. Limité à 5 participants.

Commencez à travailler le lino avec les conseils du spécialiste de la maison…
Pendant les vacances de fin d’année, offrez-vous 3h d’atelier : 2h pour graver et une heure pour imprimer.

12€ / heure
Atelier de 3h minimum
(tarifs préférentiels au nombre d’heures)

Xylogravure

Les images ne seront pas oubliées, elles sont. Concentration et mouvement méditatif. Gouges. Bois. Rouleaux. Encre. Presse. Chaleur aussi! (alors que quelques goûtes ont décidées à lâcher leur fraicheur sur nous, il faudra penser à isoler cet atelier un jour…)

Une histoire s’est écrite à 12 mains apprenties et 4 mains adroites, toutes ont apporté à la constellation imaginaire avec adresse et conviction.

À vous de voir :

 

Papier imprimé : atelier lino-gravure

Work in progress – Travaux en cours… à suivre!
Et comme vous vous en doutez, le matériel nécessaire est disponible à La Papeterie des Arceaux : gouges, lames, lino, gomme (plaque de gomme), papier.
Jean-Christophe Long est là pour vous guider et vous conseiller, of course.
  

à suivre…