Tea Time Doré de Mai

Il s’en passe des choses à la mare! L’inverse est rare…

Le mois de mai s’annonçait fertile et je confirme, il l’est. Pas une minute à soi ni de ver, malgré les journées et beignets de soleil sucré. Dans le cadre de la Fête de l’estampe, La Papeterie vous a concocté une semaine digne de vous. Et oui, fini les temps creux et l’espace à combler, bien que ces choses là ne soient pas monnaie courante, plutôt monnaie filante par ici, y’a de la gravure d’épargne mais pas que… En tous les cas, nous y voilà, un apothéose possible se projète en filigrane au fond de la mare, la vase se fait épaisse entre les oreilles, l’épanouissement mental n’est pas assuré mais au moins on aura essayé de brouiller la piste, les oeufs, le trésor.

Non, non, rien à avoir avec le tea time du 29 mai, mais c’est une mise en bouche à la louche…

À partir du 24 mai vous pourrez découvrir des oeuvres originales des auteurs du FRMK à l’atelier. 

Oui, oui. L’origine des mondes imagés des livres proposés par les artistes et auteurs qui peuplent le collectif du Frémok sera à la portée de vos yeux nerveusement connectés à vos envies profondes.

Et profitez de votre passage par ici pour laisser une marque dans le grand livre des prophètes sans maitres aux terres multiples, profanes et sanctifiés, participez à l’Évangile Doré version arceaux.

Avant un TeaTime mondialement attendu le 29 à 17h, vous pourrez en effet mettre la main à l’eau bénite de la mare, vous pourrez saisir les outils de la sécrétion des images sacrées : oui, vous pourrez graver les tables de la joie, vous initier à la gravure collective, sur la trace des femmes à barbe, façon Jesus-Triste. 

Mercredi 25, jeudi 26 et vendredi 27 de 15h à 18h l’atelier vous accueil et vous initie, pour retracer ou graver l’histoire qui s’écrit à l’encre d’imprimerie. 

Revenez dimanche 29 pour acquérir savoirs et originaux provenant des actes de prophéties apocryphes et détournement tactiles des gestes de transmission où l’humour n’interdit ni la ferveur, ni la beauté…

(Atelier linogravure du 25 au 27 mai de 15 à 18h, sur réservation) 

Le jeudi 26 mai, à 10h nous serons sous la halle de La Tour Blanche en compagnie de l’atelier Mistoury et l’atelier 360° pour faire une démo en plein air et fêter l’estampe en public… venez nous soutenir, aucune excuse, c’est férié le 26 mai et tout un parcours vous est proposé! Des expositions autour de la gravure seront aussi visibles dans les ateliers d’à côté que nous avons plaisir à fréquenter et que nous vous invitons à découvrir si vous ne connaissez pas encore… Dépliant 3 volets

Enfin, soyez ici le dimanche 29 mai à 17h : Yacinthe Galbé et JohnLong, deux des fondateurs de l’animal à multiples facettes qu’est le FRMK, seront dans l’atelier de la Papeterie pour nous rappeler d’Éther-Nuée. Une lecture insolite et grimée de l’Évangile Doré de Jésus-Triste et de l’Apocalypse Tonnerre d’Éther-Nuée, une performance imprimée en directe dans vos rétines, vos membranes sensibles et votre coeur, suivi d’une dégustation des Larmes de la Joie. 

Ce jour-là, nous nous réunirons pour célébrer Jésus-Triste. Nous nous réunirons pour appeler Vergée, Végée et Barbakasse. Apportez mascara, rouge à lèvres, robes à fleurs. Apportez fleurs, poils et plumes. Apportez vos coeurs à ouvrir. Nous boirons plus que des larmes de joie. Avé luïa !

Mais qu’est-ce donc “L’Évangile Doré de Jesus-Triste”?

“Auteur d’illustrations d’une postérité exceptionnelle, source d’inspiration des péplums hollywoodiens ou de la Genèse de Robert Crumb, Gustave Doré nous a ouvert le chemin. Chacune de ses images a été interprétée, parfois plusieurs fois, par un couple mixte d’artistes. L’un a réalisé le dessin, l’autre l’a gravé sur linoléum, retrouvant le mode de production de ces images à l’époque, quand Gustave Doré réalisait les dessins qu’une vingtaine de graveurs était chargée d’exécuter.

Ainsi, les artistes qui sont venus en résidence à La « S » ont pu non seulement faire vivre la belle idée de la mixité propre à La « S » Grand Atelier, mais aussi redonner une nouvelle vie à une forme de partenariat artistique qui a disparu avec l’évolution des techniques d’impressions. 

C’est alors que ce qui devait arriver arriva. De la succession de gravures est né un nouveau récit, une nouvelle histoire, L’Évangile doré de Jésus-Triste. Quelque part entre La Vie de Brian des Monty Python et La Dernière tentation du Christ de Kazantzákis ou Scorcese, ce livre singulier marche sur les eaux miraculeuses qui s’étendent entre les artistes porteurs d’un handicap et les autres, entre les croyants et les autres, entre les femmes et les hommes, entre tout un chacun.

Proposé en grand format pour profiter pleinement de sa puissance graphique, l’ouvrage inclut également des notes et des commentaires qui situent ce nouvel évangile par rapport à ses homologues canoniques ou apocryphes.”

LA « S » GRAND ATELIER (BEL)

La « S » Grand Atelier est un centre d’art brut et contemporain reconnu pour la défense de ses auteurs d’art brut, mais aussi pour son activité de laboratoire de recherche artistique avec l’art contemporain. Un lieu d’expérimentations et d’émancipation situé à Vielsalm dans l’Ardenne belge. www.lasgrandatelier.be

Et vous aurez l’occasion de découvrir et même d’acquérir les gravures originales, issues de cette expérience humaine.

Sans cérémonie, voici ceux et celles à qui vous allez vous frotter en franchissant le pas entre ici et là : 


Yvan Alagbé (Yacinthe Galbé) est né en 1971 à Paris, de mère française et de père béninois. Au cours de ses études scientifiques il rencontre Olivier Marboeuf avec lequel il anime une revue trimestrielle, L’OEil carnivore. Ensemble, ils signent un premier livre, Ville prostituée aux éditions Vents d’Ouest. Ils constatent à la fois les possibilités des littératures graphiques et l’impossibilité de les explorer chez un éditeur de bande dessinée classique. Ils fondent alors les éditions Amok et la revue Le Cheval sans tête. Dès 1994, Amok et Fréon tracent un axe Paris / Bruxelles en animant sous le même nom d’Autarcic Comix un café littéraire mensuel d’un côté de la frontière et un festival annuel, de l’autre. En 2002, Amok s’unit à l’association Fréon pour donner naissance à un géant des littératures graphiques, le Frémok. Persuadé qu’il s’agit d’un retour à une unité primordiale, Yvan Alagbé entreprend d’étudier cette fusion sous l’angle ethnologique et mystique en inventant le professeur A. Il se perd dans des recherches à ciel ouvert sur le Fantôme colonial ou la nébuleuse ExpérienceAlice. Pour financer ses travaux, le professeur A se voit contraint d’exercer diverses activités annexes comme marabout (tarifs sur demande) ou traducteur (Les aventures d’Alice au coeur de la terre de Lewis Carroll, Un livre a-sensé d’Edward Lear, Palestine de Joe Sacco, Le Quartier des marchands de Beauté de Ben Katchor…). À la surprise générale, ses inlassables recherches sur les mystères du frémokisme devraient déboucher prochainement sur une véritable histoire de l’Amour. Membre du comité éditorial du Frémok, Yvan Alagbé dirige également avec Latino Imparato la collection Le Signe noir des éditions Rackham. Il vit et travaille où il veut, mais le plus souvent où il peut.

Jean-Christophe Long est un grand Belge né en 1968, une si belle année si décriée de nos jours. Lino-graveur et xylo-graveur, il a étudié la bande dessinée à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles où il s’enrôle très vite dans le collectif Frigoproduction, participant aux numéros de Frigorevue et Frigobox. Quand Bruxelles se réveille capitale européenne de la culture et que Fréon mène le projet Récits de ville, il est de la partie. Il a travaillé comme illustrateur pour la presse belge et participé au spectacle The Attendants gallery. Aujourd’hui, il est Périgourdin. Auteur-graveur de BD, il est aussi un rugbyman qui n’a pas peur des coups. Il travaille seul, mais participe à tout. Il pense à l’envers par la force des choses et de son talent. La plupart du temps, il cherche l’image et l’image le trouve : burlesque, sérieuse, inattendue, mais réfléchie. Ses images s’impriment. Il fait parler l’inconscient à travers ses personnages insolites. Il produit du sens, très personnel, dans un monde qui en perd à chaque fois qu’on allume la radio. Lorsque sa presse de gravure et sa créativité sont au repos, il communique et se renseigne sur tout. Toujours à l’affût, ses oreilles aussi travaillent sans repos, elles écoutent et lui, il décrypte les ondes. Il est idéaliste et perfectionniste, mais aussi un dystopique modéré, mystérieux à ses heures perdues. C’est de la gentillesse délicate de 192cm de haut, malgré ses grondements d’ogre. Ses images viscérales sont effrayantes de véracité et d’humour. Il supporte tant bien que mal les frasques délurées de sa compagne qui ne cesse de trouver de quoi occuper ses mains et leurs esprits par des inventions plus tordues les unes que les autres. Cette fois-ci il s’est plié à l’envie de Laura de créer un espace-temps hors limites et sens-dessus-dessous où elle empile et décortique tout ce qui lui passe par les neurones. Oui, L l’entraine là où personne n’a jamais osé poser pied, parfois au fond d’une mare, parfois dans des projets concrets et délirants.

Née Britannique et toujours pas admise au rang national, Laura Leeson s’épanouie en Dordogne depuis toujours avec des parcours longs et courts ailleurs en Europe. Avec son caractère constructif, elle observe, d’un regard décalé, ce qui l’entoure. Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de la Cambre (Bruxelles) en “cinématographie expérimentale d’animation et vidéographie”, entre autre, à Bruxelles elle a aussi pu développer ses connaissances en reliure, imprimerie et autres activités illicites. De retour en Périgord vert elle crée ARTicle19, y elle développe des outils pédagogiques et artistiques autour de l’image. Pendant plus de 20 ans elle a accompagné des gamins, des adultes ou des institutions dans la création de films d’animation ingénieux et citoyens, éthiques ou politiques, tout en animant des ateliers de découverte autour de l’art, d’expression graphique et linguistique. Animatrice culturelle, organisatrice d’événements et militante, elle est une vidéaste touche à tout, ardente manipulatrice d’images, opératrice de mots, plieuse de tissus, gratteuse de 16mm, tisseuse de papiers et de liens. Elle serait rock’n roll réaliste selon certains, peut être une exubérante contrôlée, sérieuse et réfléchie et pas sans humour. D’ailleurs, elle ne cesse de tricoter le geste et l’idée, d’explorer le sensible et les sens de toutes les façons imaginables et à sa disposition. En 2017, elle crée de toutes pièces La papeterie des Arceaux : un espace où elle peut mettre tout ce qui l’anime, un truc comme ces sauces qui ont bon goût sans qu’on sache dire de quoi elles sont faites, tout ce qu’on sait, c’est que c’est bon.

Les artistes exposés:

Gravures originales du collectif de L’Évangile Doré de Jesus-Triste.

 

 

 

Fred Coché : Né en 1975. Nancéen, il a étudié la bande dessinée à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles. Ses premiers courts récits sont parus dans la revue Frigobox #9 et #10. Il participe ensuite aux ateliers Récits de Ville créés à Bruxelles par Fréon. C’est alors qu’il réalise en gravure (eaux-fortes) un récit de trente-deux pages totalement muet : Hortus Sanitatis. C’est également en gravure qu’il exécutera Vie et mort du héros triomphante au Frémok et Ars simae naturae aux éditions L’OEil du serpent. En résidence à Berlin, il rompt avec sa technique de prédilection pour adopter la peinture à l’huile, qu’il travaille en grand format depuis de nombreuses années. Frédéric Coché compose au fil de ses ouvrages une véritable histoire du regard, ancrée dans la tradition et résolument contemporaine. Il expose régulièrement en France et ailleurs.

Olivier Deprez : Graveur, dessinateur, Olivier Deprez est né en 1966 à Binche en Belgique et vit maintenant dans le sud de la France. Membre fondateur du collectif Frigoproduction, des éditions Fréon et FRMK, il est écrivain, théoricien, peintre. Il a enseigné dans plusieurs écoles supérieures d’arts graphiques. Grand lecteur de Proust, Dante ou Joyce, il travaille aussi autour de l’oeuvre du poète américain A. R. Ammons. En 2006, il participe au projet théâtral The Attendants gallery. C’est à cette occasion qu’il rencontre le comédien Miles O’Shea et crée avec lui la RollingTowerTable. Cette machine à imprimer et colporter des gravures est au centre de BlackBookBlack, un projet dédié à la gravure et au livre. Actuellement impliqué dans un long travail de gravure WRECK et HOLZ, il explore la gravure et l’image collective dans différents lieux à travers l’Europe.

Jean-Christophe Long : (voir plus haut pour celles et ceux qui ne savent pas)

 

DoubleBob : Né en 1981 à Albi. Après un cursus d’arts appliqués et de nombreux travaux autopubliés, sa rencontre avec les éditions Frémok en 2007 sera déterminante dans son parcours artistique. Il y publie tout d’abord deux albums : Le chat n’a pas de bouche vous aime beaucoup (2008) et Sous-sols (2012). Il participe en parallèle au projet Knock Outsider !, mené en commun par le Frémok et La « S » Grand Atelier, et co-réalise à cette occasion l’explosif et mystérieux La crâne rouge (2012) avec Nicole Claude. En 2016, au retour d’un long voyage en Amérique du Nord, et restant fidèle aux éditions Frémok, DoubleBob publie son grand oeuvre, Base/Zone, album compact de 300 pages qui développe une approche originale et poétique des possibles de la bande dessinée. Ce livre magistral, aussi délicat que puissant, donne lieu à deux installations, d’abord au festival Cultures Maison (Bruxelles) en 2017, puis lors du festival Indélébile (Toulouse) en 2018. Cette même année, il participe au manifeste monstre De tout bois (éd. Adverse) et réalise une résidence à l’Atelier Autonome du Livre à Mosset. Après la réalisation de Mes Locataires (2018), proposition à caractère autobiographique qui jette un nouvel éclairage sur l’ensemble de ses travaux passés, DoubleBob termine aujourd’hui une série de récits publiés en fascicules sur une année.

Thierry Van Hasselt : Membre fondateur des éditions Fréon et du Frémok, éditeur, scénographe, installateur, graphiste, Thierry Van Hasselt est né en 1969. Il a rencontré une importante reconnaissance critique à la sortie de son premier livre : Gloria Lopez, enquête obsessionnelle sur les traces d’une « vertueuse Justine ». Séduite par l’atmosphère et les matières de ces images, Karine Ponties, danseuse et chorégraphe de la compagnie Dame de pic, l’enrôle pour une création commune qui prendra la forme d’un livre et d’un spectacle. Pour leur seconde collaboration, Holeulone, il réalise un film d’animation, intégré au spectacle et aux mouvements des danseurs. Les travaux de Van Hasselt font l’éloge de la matière, triturée, étalée, diluée, que ce soit les noirceurs veloutées du crayon aquarelle, de l’encre du monotype, ou l’acidité colorée de la peinture à l’huile dans son projet : La petite main. Très impliqué dans la collaboration artistique et éditoriale du Frémok avec La « S » à Vielsalm, notamment à travers la collection Knock Out. Dans Vivre à Fran Disco, livre à travers lequel il donne vie, en bande dessinée, à la ville éponyme imaginée et construite jour après jour par son comparse, l’artiste Marcel Schmitz.

Marcel Schmitz est né en 1966 à Bastogne. Il travaille à La « S » Grand Atelier depuis 2007. Son travail repose essentiellement sur une recomposition personnelle d‘environnements architecturaux tels qu’immeubles et villes parfois sillonnés par des engins de son cru. D’abord limitée à la peinture, son œuvre s’est étendue au volume avant de se lancer, grâce à la collaboration avec Thierry Van Hasselt, à la conquête du temps.

Mathieu Morin / Camille Lavaud : Né à Issoudun en 1977. A son arrivée dans le Nord en 1999, il opère au sein de plusieurs groupes de rock et c’est ainsi, en jouant dans le garage d’un psychiatre, qu’il découvre l’art brut (collection de Philippe Mons depuis exposée au LaM à Lille.) C’est un choc, à partir de ce jour, il s’adonne à l’étude, à la recherche et à la collecte de cet art. Depuis une dizaine d’années, Matthieu Morin étoffe sa collection d’art brut tout en collaborant à de nombreux projets liés aux pratiques autodidactes de l’art. En 2016, il fonde le label La Bell e Brute aux côtés d’Olivier Brisson (psychomotricien, musicien, et programmateur de la salle parisienne « Les Voûtes » spécialisée dans la musique expérimentale), Julien Bancilhon (psychologue, luthier, musicien expérimental et fondateur du groupe « Les Harrys » et de radio «Tisto» composé de 6 jeunes autistes) ainsi que Franq de Quengo (membre du groupe Dragibus et des Harrys, programmateur du festival Sonic Protest. Ils produisent ensemble le premier disque de Jean-Marie Massou, ermite et artiste brut du Lot, entre documentaire sonore et musique expérimentale. A cette occasion, Matthieu Morin présente le travail sonore et visuel de l’artiste-prophète en tant que co-commissaire de l’exposition Brutnow à l’Espace Gantner de Belfort et consacrée à «l’art brut aux temps des nouvelles technologies».

En 2017, il renouvelle l’expérience avec une nouvelle présentation du travail de Jean-Marie Massou au sein de l’exposition Les Refuges du récit au LaM de Villeneuve-d’Ascq. 

Camille Lavaud – Née le 2 aout 1981 à Bergerac, elle vit et travaille entre Eymet et Paris… “Chez Camille Lavaud, le dessin est un choix de rigueur et de fraîcheur, de mesure et de débordement. S’il sert effectivement de support à l’idée, à une préoccupation expressive, à une effervescence imaginaire, il n’en conserve pas moins une marge de jeu grâce à laquelle sa capacité évocatrice reste particulièrement vive. Il se place sous le signe de la conciliation de sources diverses, mais accueille aussi des tentations antagonistes. Son énergie emprunte à la bande dessinée, au cinéma, à l’histoire de l’art, aux résonances biographiques et creuse le sillon d’un réalisme jamais figé, toujours bousculé qui répond aux appels de la fantaisie de la poésie et aussi de la restitution basée sur des superpositions de registres et de variations de tonalités.” (Didier Arnaudet)

Vincent Fortemps : Né en 1967, il a vécu toute son enfance dans un village du Brabant wallon. À 19 ans, il entame des études d’illustration à l’Institut St-Luc de Bruxelles où il rencontre Thierry Van Hasselt, Denis et Olivier Deprez. Ensemble, ils forment le collectif Frigoproduction, ancêtre belge du Frémok. En 1997, il publie Cimes aux éditions Fréon puis La Digue en 2001 chez Amok. Repéré par le metteur en scène chorégraphe François Verret, il participe à un documentaire pour Arte. S’enchaîne ensuite une collaboration sur deux spectacles, Chantier Musil et Contrecoups. À l’occasion du premier, il crée, avec ses complices de “La Cinémécanique”, un dispositif pour réaliser et projeter ses dessins. Il le développe depuis en diverses formations de musiciens ou de danseurs. Vincent Fortemps vit à F. où il a achevé Par les sillons, une oeuvre qui le hante depuis les premières heures de la revue Frigobox. Le titre dit l’attachement à la terre, matrice et matière, comme les oeuvres précédentes avaient montré le goût de la mer et du ciel.

Dominique Goblet : Née en 1967 à Bruxelles, Dominique a étudié l’illustration à l’Institut St-Luc. Elle expose régulièrement peintures et sculptures en Belgique et à l’étranger. Ses techniques mixtes, ses influences multiples, sont mises au service d’une écriture graphique unique. Son premier livre, Portraits crachés, publié aux éditions Fréon, recueillait récits et images parus dans les revues emblématiques du renouveau de la bande dessinée des années 90. Son premier long récit, Souvenir d’une journée parfaite, est paru en 2001 dans le cadre du projet Récits de villes. En 2007, la parution à L’Association du livre autobiographie Faire semblant, c’est mentir, débuté 12 ans auparavant, vient montrer la cohérence d’une oeuvre qui s’interroge tant sur la représentation et l’intime que sur la fiction et le temps. En 2010, elle achève Chronographie qui recueille depuis 2002 des portraits qu’elle fait de sa fille et que sa fille fait d’elle. Plus si entente, co-écrit avec Kai Pfeiffer, son dernier livre, est publié par Frmk et Actes Sud BD en 2015. Cette année elle signe Ostende, premier volet de la série Derrière, est au premier regard une série de peintures marines, promenade mélancolique dans les paysages sereins des Flandres. Mais sous leur beauté picturale, hors du temps, ces paysages sont prêts à éclater, habités d’hypothèses quant à ce que cachent les apparences et l’habitude, habités de désirs, fantasmes, formes – chair ou abstractions – dont on ne sait s’ils sont réels ou imaginaires. Une grammaire géométrique perturbe l’espace, des bruits rompent un confortable silence et le font parler, comme des accidents dans le décor d’un spectacle bien rôdé, des déchirures dans une toile bien connue, par lesquels s’engouffrent sensations, tensions, désirs…

Paz Boïra/ Remy Pierlot : Paz Boïra est née en 1972 à Valence, en Espagne. Elle a poursuivi ses études à Bruxelles dans la section gravure de l’École Nationale Supérieure d’Arts Visuels de la Cambre avant de rejoindre l’Institut Saint-Luc dans la section illustration et bande dessinée. Elle s’y noue, au début des années 90, avec le collectif Frigoproduction qui allait créer les éditions Fréon. Elle est illustratrice pour la presse et a réalisé également un court-métrage animé. Ses nombreux récits se dispersent entre les revues Frigobox, Le Cheval sans tête ou le Comix 2000 des éditions L’Association. Elle réalise également des illustrations pour de nombreux journaux (La Libre Belgique, Libération, Le Monde de l’éducation… ). Outre Bruxelles, elle a vécu à Marseille, en Allemagne ou à F., dans les Pyrénées orientales, avant de se poser au sud de Valence. Que voit-on dans les livres de Paz Boïra ? Le dedans retourné, le beau surgissant limpide dans le trivial. Carbonne, Eau, Encre, Formes, Espaces. Un grand mystère et des moyens dérisoires. Tout l’inverse de ce qui se passe ailleurs. Dans son dernier livre “Malgré une fin Proche” Paz Boïra propose une bande dessinée éclairée par des visions oniriques, des cauchemars réalistes qui laissent le sens s’épanouir chez le lecteur, tissent des liens entre imaginaire et vécu. Son dernier livre est une recherche, une œuvre en mouvement trouvant rythme et force dans la couleur, passant de la violence des sensations d’êtres en lutte à la douceur de leur imagination.

Rémy Pierlot est né en 1945 à Bastogne, Belgique. Il participe aux ateliers du CEC La Hesse depuis sa fin de carrière d’ouvrier à l’atelier protégé. Très intéressé par l’art et la culture, Rémy a réussi à dépasser une représentation figurative, un peu mièvre, de la réalité par le biais de la gravure et de la sculpture. Dès lors, focalisé sur les contraintes techniques, il perdu ses conditionnements culturels pour aborder d’une manière libre et décomplexée autant de portraits forts et surprenants. Ces œuvres très sensibles, proches de la fragilité de leur auteur, présentent paradoxalement une force expressive d’une vision sombre de l’être humain.

Jean Leclercq : Il est né dans la région de Liège en 1951. En 2003, il réalise ses premiers dessins à son domicile et au Centre Hospitalier Spécialisé de Lierneux dans l’Ardenne belge. Partant toujours de modèles préexistants, il redessine des portraits de femmes et d’hommes célèbres trouvés dans son dictionnaire, des photos extraites d’ouvrages sur les animaux ou des illustrations issues de livres pour enfants. Mais l’essentiel de sa production pléthorique est constituée de cases de bandes dessinées. Dans ce domaine, il fait flèche de tout bois : albums de Bob et Bobette ou de Tintin, volumes reliés du journal Spirou, anthologies de super-héros Marvel, pockets de gare italiens, numéros dépareillés de Mickey Parade ou de Pif Gadget… Une abondante documentation glanée pour l’essentiel sur les marchés aux puces locaux.

Cette incessante activité graphique, attire l’attention d’une éducatrice qui met Jean Leclercq en relation avec La « S » – Grand Atelier. Situé dans la commune voisine de Vielsalm, ce laboratoire artistique destiné aux personnes porteuses d’un handicap mental se revendique d’abord et avant tout comme un lieu de création, loin de toute considération thérapeutique. Aux activités quotidiennes, encadrées par des artistes professionnels, s’ajoutent des projets de collaboration avec des personnalités issues de différents champs de l’art actuel. 

À 65 ans, Jean Leclercq connait sa première exposition individuelle. Intitulée «Rétrospective inaugurale», elle débute le 18 octobre 2016 à l’espace « Spend » à Paris dans le cadre du «Fanzines! Festival».

En janvier 2017, La « S » Grand Atelier et Frémok sont invités par le directeur du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême à exposer leurs expérimentations narratives. L’exposition Knock Outsider Komiks est un évènement phare de cette édition 2017 et donnent une nouvelle visibilité au travail de Jean Leclercq. La reconnaissance de son oeuvre trouve un écho supplémentaire lors de la programmation de l’exposition Knock Outsider Komiks au Musée Art & Marges à Bruxelles durant l’automne-hiver 2017-2018.

Et voilà, vous savez presque tout. Et c’est déjà pas mal. Et si c’est assez pour nourrir l’envie de se perdre ici, alors que dire… Pour le reste? RDV ici, à partir du 24 mai ou sur rendez-vous…
Ben oui, il y a des choses qu’on ne vous dit pas et que vous découvrirez nul part ailleurs que là, au bon moment et à l’heure pas dite…


Bisous, bisous!

Time for more fun – Il est temps de s’amuser encore

Et oui les journées se rallongent… et il est temps de s’y mettre.

Les ateliers de la Papeterie des Arceaux sont ouverts toute l’année, que ce soit pour travailler sur votre projet de film, de gravure, de reliure ou de création avec l’aide et tout le savoir-faire d’ici.
Passez pendant les vacances pour une séance d’initiation de 3h à 4h… et vous avez le choix.

À votre demande, 3 ateliers sont déjà calées et il reste des places (on peut les refaire selon vos disponibilités) :

Mercredi 16 xylogravure 14h-18h
Jeudi 17 kirigami popup 14h-17h
Mardi 22 reliure 14h-17h

Jeudi 26 origami 14h-17h

Vous pouvez proposer un atelier les 18, 23, 24 ou 25 février…

  • Papier Animé (stop-motion ou image par image)
  • Gravure sur bois (xylogravure)
  • Gravure sur lino
  • Reliure (Bradel, copte, asiatique, sans colle, reliure sans fin et cartonnage…)
  • Zhen Xian Bao
  • Origami ( papier plié, mobile et/ou animé, modulaire et/ou “pratique”, animalier)
  • Kirigami ( c’est une façon chique pour dire “papier découpé”, de la carte animée façon popup, aux boites décoratives en tous genres)
  • Fabrication de papier végétal et/ou recyclé 
  • Monotype (technique d’impression libre, un moyen de jouer avec l’encre et les images, un mélange de collographie et de gravure )
  • Et d’autres ateliers sont possibles, selon les rencontres avec les artistes…

Sinon passez à l’heure du verre de la débauche, on adore votre compagnie à ces moments là aussi. D’ici là prenez soin de vous…

Bisou bisou!

(…et la Papeterie sera fermée le mardi 15…)

Température de saison

Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas voir, qu’on ne veut pas percer la glace en surface, qu’il n’y a rien qui se passe. La mare est endormie et oui, mais sous cette croûte de glace aux éclats à variations géométriques et abstraits, la vie est intense, bien que ralentie par le froid de saison. Évidemment.

Tout au fond, la vase épaisse et odorante est débordante d’activité, d’idées qui grouillent et ne demandent qu’a prendre forme – à l’occasion, quand les éléments seront propices… En attendant, les corps et la pensée ne cessent de se mouvoir. La magie s’opère sans l’approbation des passants impassibles, préoccupés par tant de choses qui échappent au reste. Souvent il faut juste créer le moment, l’occasion, l’espace-temps.

L’alanguissement de saison fond au contact de la chaleur des échanges timidement instigués, suffit de trouver ce lieu, de passer à l’action – même les grenouilles chantent ou se lamentent à chaque réchauffement intempestif… Les sons étouffés par les couvertures épaisses laissent passer l’envie d’être en vie et des mains pas si dociles, continuent les expériences tactiles à l’atelier. Naturellement.

Autant de narrations que d’individus, c’est une évidence. Tout ce qui est perçu n’a de sens qu’un temps dans un espace délimité par ces esprits volatiles – pas facile de se faufiler sans laisser une partie du tout. Ici il y en a pour chacun-e. Quelle anarchie quantitative de sensations emmitouflées, un souvenir efficace se lasse… Et c’est peut être pour ça qu’il ne faut rien lâcher; s’en échapper est la moindre des choses. 

Et j’en reviens au lien qui doit se main/tenir à travers cette glace qui se forme de façon insidieuse. Poursuivre la perspective en pointillés au rythme désavoué. Dévoyer l’ensemble systématiquement, mais ne perdons pas le fil. Toujours y revenir et en extraire ces choses éphémères, s’offrir un moment, c’est toujours bon.

Je vous perds dans ces tournures alambiqués. Et oui… en fait, non, je vous invite à investir l’atelier malgré cette surface impénétrable due aux températures hivernales. Les narcotiques intellectuels et culturels rendent la vie plus supportable, mais c’est pas une raison pour se laisser faire. À vos outils, à vos envies et à vos souhaits ! Aiguisez vos instruments.

Aux recoins des idées imprécises et précieuses, offrez-vous un atelier là où vos mains et mots ne souffriront pas du froid, où votre cerveau et créativité auront du plaisir à de s’enrouler autour d’objets disparates qui forment un ensemble cohérent : venez fabriquer quelque chose que vous emporterez avec vous en attendant le réchauffement qui permettra d’y voir plus clair. Et surtout, n’hésitez plus à suggérer des moments, événements et projets à partager, la papeterie à peut être les moyens, les idées et les outils pour y répondre.

Sur ce je vous souhaite une bonne année à venir, et oui, je m’y plie et relance la machine qui est au ralenti.

À très vite donc, pour entamer des expériences et initiations à tout ce qui est proposé par ici.

Et vous vous en doutez : il fait bon à l’atelier. Il y a toujours quelque chose à goûter, essayer ou emporter, il serait dommage de ne pas en profiter !

 

Et n’oubliez pas de nourrir ces petits oiseaux avec lucidité !
Bisous, bisous !

XY et Z…

Châtaignes, champignons, pommes, brume, soupe de Cucurbita Maxima, feux de cheminée et journées plus courtes. Des passages pluvieux, des rayons intempestifs, le décalage du temps, la mare est à flot. Le rythme de l’automne sonne bien au bout de nos doigts, décolle nos rétines avec ses contrastes inattendus et démange le long de la colonne vertébrale. Et on aime se retrouver dans les bois.

Après avoir amorcé octobre avec la presse à jus, un bal trad pour se mettre en jambes et un boys band post-punk pour le plaisir de l’épiderme interactif chez l’ami François, on est motivé pour continuer à mettre le feu dans vos mains et des sons dans vos oreilles à l’atelier de la Papeterie.

Pierre. Papier. Ciseaux. Scalpel. Film. Métal. Encre. Impro.

La Papeterie a concocté un menu adapté à vos besoins nutritifs et de quoi occuper vos après-midis d’automne…

Mardi 26 octobre, c’est atelier brasure. L’artiste invité c’est l’ami Vinz Dupux. Il va continuer le bal du feu et du métal. Venez faire fondre des cordes de piano et façonner votre rutilance, dompter le chalumeau et apprécier les alliages, repartez avec une créature sous forme de broche, de porte clé ou d’un objet qui brille de tout votre talent, 14h30 à 18h30 – 40€/ pers, goûter et matériel compris, à partir de 9 ans, sur réservation, places limitées.

Les mercredi 20 et 27 octobre, nous recevons des groupes parents-enfants de Périgueux pour faire de la gravure lino en compagnie de Jean-Christophe Long. Ces ateliers sont organisés par Ciné Cinéma (inscriptions et transport depuis Périgueux avec Ciné Cinéma, mais on m’annonce que c’est déjà complet… en décembre il y aura aussi des ateliers d’initiation au film animé avec Laura Leeson sur le même principe dans le cadre du projet “Entrer dans une image pour mieux en sortir” en partenariat avec Passeurs d’Images, Contrats de Ville et Ciné Cinéma)

Jeudi 28 octobre, on va faire du cinéma d’animation expérimentale, on gratte, on fond, on triture et on dessine à même la pellicule à l’ancienne, mains sales et surprises visuelles assurées. Je sorts la pellicule sensible des placards et les vieux projecteurs 35mm, 16mm et 8mm, en duo avec l’ami Vinx Dupux. 15h-18h, 30€/ pers, goûter et matériel compris, sur réservation, places limitées.

Vendredi 29 octobre, si vous êtes sages on passe du duo au trio : il y aura la projection du film expérimental collectif réalisé et monté à quatre mains par nos soins attentionnés et pour nous accompagner en musique improvisée, un habitué du lieu, j’ai nommé Mr Y. – que vous connaissez peut être pour l’avoir entendu lorsqu’il sévit avec ses samples et sa guitare au sein d’Ortie38 ou encore quand il fait du yaourt agrémenté avec le destrier à 3 têtes, Eyküss. Et c’est open doors, no limit sauf celle du lieux, alors n’hésitez pas à passer boire une soupe, Paf libre mais nécessaire, ouvert à tou-te-s à partir de 18h.

Le Mardi 2 novembre c’est kirigami* pop-up. Cartes animées et papier surprise : zombie affamés, sorcières magiques, monstres moches mais aimables, citrouilles, poupées voodoo de saison ou autre personnage de votre choix s’animeront sous vos doigts, la carte animée n’aura presque plus de secrets à déplier. (*Kirigami c’est une façon chic de dire papier découpé) 15h-18h, 30€/ pers, goûter et matériel compris, à partir de 8 ans (ou plus jeune si papa, maman, mamie ou papi filent un coup de main), sur réservation, places limitées.

Jeudi 4 novembre c’est reliure, vous n’avez pas encore fait votre agenda customisé et bien il est encore temps de s’y mettre, reliure façon Bradel, cousu-collé et personnalisé. 15h-18h, 30€/ pers, goûter et matériel compris, à partir de 9 ans, sur réservation, places limitées.

Duo, trio mais aussi solo : le dimanche 7 novembre c’est l’heure du Tea Time Solo, mais vous en saurez plus au moment venu, quand la traditionnelle affiche sera gravée et imprimée par Mr Long. Bon, juste pour vous mettre l’eau à la bouche, les arts de la table de mix seront à base de compositions erratiques, de beats anachroniques, de refrains aléatoires et électroniques cheap délicatement assaisonnés par Mr X. cet artiste discret qui aime épicer ses mets… il y aura aussi des libellules et des trains, du spleen et du désir, des histoires d’adolescence des années 90, des collages montages et quelques poussées de fièvre… Paf 10€ – mais on s’adapte, ne laissez pas votre porte-monnaie vous dicter vos envies. C’est mieux de réserver sa place, elles seront limitées, on vous attend à 17h…

Voilà, voilà, cet automne on met le feu dans votre écorce cérébrale et les synapses s’éclaireront de joie, ça sera la fête dans votre moelle épinière. 

Et naturellement les ateliers c’est toute l’année, à la demande, ici ou dans vos espaces, adaptés à vos projets et vos envies, suffit de demander et d’avoir envie d’expérimenter.

Et si dans tout ça vous ne voyez toujours pas quelle excuse trouver pour venir visiter la Papeterie des Arceaux, il y aussi des papiers incroyables, des t-shirt uniques imprimés à la main, des fanzines, des BD intemporelles des maisons d’édition indépendantes qu’on aime, des créations originales par nous ou par d’autres et du thé à toute heure, tout ça avec l’aura sérieusement ludique du lieu.

Bisous bisous et à bientôt !

Samedi 12 à l’atelier

Ce samedi 12 juin, exceptionnellement, il y aura atelier gravure à la place de l’atelier collagraphie…

Venez avec une image ou les mains dans les poches, nous avons toujours de quoi exciter vos neurones.

De 14 à 18h, soit 40 euros/ personne, matériel et collation compris.

Places limitées, sur réservation.

Mai et juin

Pas tout à fait perdue dans les méandres de la mécanique de l’administration déshumanisée et contrairement aux affirmations du service de l’immigration et de l’intégration sociale de la Gironde, avec qui j’en découds depuis quelques semaines (voire quelques mois!), je continue à faire ce que je fais, dans ce tissu rural.
Je persiste à tisser un lien entre le monde extérieur et ce qu’il se passe en chacun de nous, à ma façon – et non ce n’est pas jamais assez. Je ne suis pas rentable, soit, mais je suis pleine d’énergie à redistribuer.
Ici, c’est, et ça restera, généreux, humain, créatif, constructif… voire essentiel par moment, pour certains et certaines d’entre vous, pour des raisons qui dépassent l’entendement des bureaucrates assoiffés de chiffres et de quotas.
Voilà, ça c’est évacué (presque)… je ne perdrai pas plus de temps sur le sujet (presque). J’ai trop à faire – toujours.
(Et grand merci pour vos courriers de soutien, ça fait du bien de se sentir soutenue…)

Passons donc aux choses sérieuses.
Prenons les bonnes mesures et soucions-nous de vos mains et l’aération de vos cerveaux :

Tous les samedis, sauf si vous passez boire un thé et papoter, je vous attends de 15h à 19h pour imprimer de façon libre.
Une technique d’impression parmi toutes celles qui sont utilisées à l’atelier (collographie, stencil, typo, taille douce, impression direct, monotype etc) avec ou sans presse est proposée avec tout ce qu’il faut pour vous occuper et vous libérer des contraintes habituelles, entendez “expérimentations graphiques à base de formes, de mots et de couleurs” pour créer vos cartes encrées.

Une exception cela dit : le 15 mai, il y aura un atelier Zhen Xian Bao et donc l’atelier imprimerie sauvage aura lieu le vendredi 14 mai (il reste 2 places à chaque date).

Le lundi 31 mai, exceptionnellement, la papeterie sera ouverte pour un atelier de gravure avec Jean-Christophe (places limitées). 14h – 18h, sur réservation.

En juin nous faisons du papier, le jeudi 24 et vendredi 25.
Du papier artisanal à partir de végétaux de la mare et autres ressources (mitsumata, chiffon de coton, lokta).

Puis le 29 juin, atelier collectif de reliure, pour réutiliser le papier fabriqué la semaine précédente (il reste 3 places).

Tous les ateliers de la papeterie sont ouverts à tou-te-s à partir de 5 ans, sauf la gravure (minimum 9 ans, encore une histoire de doigts), sur réservation et dans le respect des mesures sanitaires en application… et proposez-nous une date si aucune ne vous convient…

Un joli mois de mai à vous et à bientôt.

Comme des poissons…

Vous l’avez remarqué? Les journées sont plus longues et pleines d’envies, tout pousse et s’expose à nos yeux fatigués. C’est donc le moment parfait pour se lancer et de faire un atelier d’initiation à la Papeterie des Arceaux. L’instant idéal n’existant pas, gorgez-vous d’idées et venez vous inventer des histoires, ou percer quelques mystères qui n’en sont pas mais qui trainent encore autour des longueurs imposées. Exploitez donc ces choses qui se blottissent au bout de vos doigts, ces trucs que vous soupçonnez mais que vous n’avez pas eu le temps d’apprivoiser, c’est le moment de vous en saisir et de vous en servir avec force et énergie, ou douceur et tendresse, au choix… En tous les cas, le plaisir chaotique et immédiat de l’enfance est à portée de mains quand on s’y autorise, un peu déjantée mais extrêmement sérieuse cette histoire là. Toutes ces choses qui se dissimulent dans le papier, l’encre, les mots, les fils et la terre doivent prendre l’air… Réservez une place autour de la table au plus vite – toujours dans le respect des barrières pas si imaginaires et tout aussi efficaces.

Mardis 13 et 20 avril de 15h à 18h (3h)

Atelier “libre” : les premier-e-s inscrit-e-s décident. Essayez la reliure (bradel, sans colle ou asiatique), ou domptez le papier (origami ou kirigami) ou bien fabriquez du papier végétal. Et oui, c’est du tout terrain avec moi, rien ne m’arrête, mais c’est vous qui choisissez…

Tout le matériel est fourni. Et le goûter aussi!

Débutants ou expérimentés de tout âge.

Mercredis 14 et 21 avril de 14h à 18h (4h)

Atelier gravure, lino ou xylo, venez vous initier ou peaufiner vos connaissances avec Monsieur Long. Peu importe votre niveau, l’image sera ! Et vous repartez avec votre gravure imprimée sur du papier de qualité ou un t-shirt à votre taille ! C’est beau et c’est ici que ça se passe.

Tout le matériel est fourni. Et le goûter aussi…

Débutants ou expérimentés, à partir de 9 ans. 

Vendredi 16 avril 15h-18h (3h)

Atelier Céramique, et oui il y en a aussi ! 

Avec Juliette venez essayer le modelage, le façonnage, l’estampage, et le décor à l’engobe sur faïence.

Principalement un travail à la plaque pour commencer, des carreaux décorés ou de petits contenants. Juliette répondra aussi à toutes vos questions sur la céramique. Après séchage, les pièces seront cuites dans un four un peu plus loin et restituées dans les deux semaines suivantes à la Papeterie. 

Tout le matériel est fourni mais venir avec un tablier, c’est mieux…

Débutants ou plus expérimentés de tout âge. 

Jeudi 22 et Vendredi 23, de 15h à 18h (3h)

Atelier film animé, du papier découpé sur banc-titre en stop motion, du collage un peu excentrique sur fond sonore improvisé, faire de l’image animé est addictif ! Vous en redemandez chaque trimestre, je vous en ressers avec plaisir et en double dose.

Tout le matériel est fourni. Et le goûter aussi!

Débutants ou plus expérimentés de tout âge. 

(Bon c’est complet le 23… et oui il y en a qui sont malins, rapides et bien renseignés, mais passez voir comment on fait c’est possible aussi…)

Du vertige? On peut en fournir…

Le vertige, peur de tomber dans le vide, on connaît pas ! Et non, même pas peur du vide ! En fait si, le(s) vertige(s) on connaît bien, pas comme ça, on vous l’accorde, mais quand même – même pas peur ! 

On balance des trucs sans savoir où ça va tomber ou rebondir et bam on se prend de toutes façons une brassée de choses inattendues. On accueil. On fait avec, on transforme en autre chose. On plie du papier à la place de l’échine. Et oui, les fées sont d’accord, le crapaud ne cessera pas de chanter, les libellules n’ont qu’a bien se tenir, la sorcière en fera son bal, les prétentieux merles seront de la fête et c’est le risque encouru, cherché, voulu et choisi chaque jour dans cette boutique-atelier en milieu rural. C’est vivant, c’est surprenant, c’est la routine des imprévus, c’est (sur)humain – enfin ce qu’il en reste. Et on vous invite à y participer.

Nous ne savons pas ce qu’il va se passer d’ici là, mais pas d’inquiétudes, ici on est toujours prêt, toujours aux aguets, toujours en mouvement, bien ancré dans notre savoir-faire. On est bousculé par nos rencontres. Bouleversé par ce qu’on voit, entend et lit, mais pas d’inquiétudes, on est toujours d’attaque, activement lancé dans la poursuite des choses qui nous échappent. On continue à proposer, à projeter, à embrasser de nouvelles aventures dans un éclat de joie et de questions sans fin. Alors rejoignez-nous, fer à souder et Tetra Pak en main pour cette version d’ateliers d’hiver et non avariés. Comme on est épuisé par toutes ces choses qui nous dépassent, on cède la place à d’autres mains accoutumées, qui ont l’énergie nécessaire le temps qu’il me faut pour faire des muffins ou des cupcakes.

Mardi 16 février, 13h30-17h30 

Initiation au Circuit Bending avec Bob. Et oui, et oui. Venez transformer vos vieux jouets en synthétiseur lo-fi et autre instrument aléatoire, c’est rigolo, c’est malin et c’est exactement ce qu’il vous faut ! 

Si vous avez un fer à souder, des jouets (sonores) au destin douteux et une pince à dénuder, faites-nous plaisir, réservez dès maintenant, nous aurons besoin de vous.

40€/ atelier de 4h + collation, petits soins habituels et tout ce qu’il faut, si vous n’avez rien sous le coude (à partir de 9 ans).

Mercredi 17 février, 14h-17h

Initiation au stop motion, tout est là pour vous donner les moyens de faire un petit clip en papier découpé façon collage animé et décalé sur banc titre, cadavre exquis collectif ou scènettes absurdes peu importe, animez vos idées. 

36€/ 3h d’atelier, matériel+ goûter, pas d’âge limite, juste savoir tenir en place, debout ou assis un certain temps et avoir une suite inattendue dans les idées, ou pas…

Jeudi 18 février, 14h-17h 

La reliure, tout un recueil ! Le petit carnet (dessin ou écriture) dont vous rêviez pour y déposer toutes ces choses qui trainent, ben voilà c’est l’occasion de vous le faire vous-même… à l’italienne ou à la française, vos doigts auront le choix des impressions.

36€ / 3h d’atelier, matériel+ goûter, pas d’âge limite, si vous avez des tissus ou des papiers que vous aimeriez transformer en couverture, n’hésitez pas à les apporter.

Vendredi 19 février, 13h30-17h30 

Atelier gravure. Le lino ne vous résistera pas longtemps avec les bons conseils de Mr Long. Repartez de la Papeterie avec une gravure à votre image, imprimée sur du papier de qualité ou sur un t-shirt à votre taille… vous en redemanderez, c’est certain.

40 € / 4h d’atelier, à partir de 8 ans, matériel et goûter sur place, apportez une image à graver, si ça vous dit.

Samedi 20 février, 13h30-17h30 

Gravure sur Tetra Pak et lasagnographe en direct ! Elisa vous montrera qu’une pointe sèche ça à de la gueule ! La taille-douce n’en porte que le nom, on vous aura prévu, le résultat est brutal et à toujours un petit effet à retardement… à vous de voir ! Pensez à rincer et à sécher vos Tetra Pak avant de venir… mais si vous n’en avez pas on aura de quoi vous occuper les mains.

40€ pour l’atelier de 4h + collation et petits soins habituels et tout ce qu’il faut si vous n’avez rien sous le coude (à partir de 9 ans) – j’insiste : lavez et séchez vos Tetra Pak…

Et non, la première semaine des vacances rien de fixé !

Nous vous invitons donc à combler l’espace avec vos propositions et vos idées : ateliers de 14h à 17h, au choix, sur RDV et sur mesure, envoyez un mail ou passez en direct, vous verrez, on est bien à Grand Brassac.

De toutes façons, on sera là, à boire du thé, et à faire une chose parmi d’autres, alors n’hésitez pas.

Naturellement tout ce fera selon ce que nous aurons comme “autorisation(s)” au moment venu (n’hésitez pas à réserver malgré tout, 6 places par atelier ça part vite!) et avec tout ce qu’il faut pour vous protéger et nous protéger, des gestes simples et efficaces, contre le virus et la mauvaise humeur…

Et tant que nous y sommes, on prend notre courage à deux pieds, on le fait roucouler entre des épaules courbées, une poitrine bombée et on vous souhaite une belle année à venir, oui, c’est facile et c’est de saison, alors profitez des bonnes ondes et avancez d’une case vers la prochaine énigme…

Bisous, bisous !

(et merci à Ortie38 pour le son de la vidéo des extraits du TeaTime du 17 à 17h…)

Ateliers d’automne

Et oui on y est déjà et chaque année ça revient, c’est fou, non. Et comme toujours, nos outils et nos astuces sont à votre disposition et nous aussi, nous sommes là pour vous aider ou vous initier à tout ce que nous savons faire avec nos mains, le papier et ses dérivés. 

Les ateliers d’automnes auront lieu de 14h30 à 17h30 les mardis, mercredis, jeudis et vendredis pendant les vacances.

Venez plier, couper, animer, filmer, imprimer, relier ou fabriquer du papier dans notre espace protéiforme. Cela dit, vous avez peut être un projet qui vous trotte dans la tête et nous avons les moyens de le faire sortir de là… Bref, passez nous voir, on trouvera comment mettre tout ça en oeuvre.

Mardi 20 et 27 octobre – Reliure.
Un carnet fait main avec du papier khadi, reliure bradel, couverture à votre image, pensez à apporter des tissus ou papiers si vous en avez qui trainent et à qui vous voulez donner une seconde vie.

Mercredi 21 octobre – Kirigami
L’art de découper le papier, cette technique se rapproche étrangement de la gravure, pleins et vides se côtoient pour donner l’illusion de profondeur ou de volume… (attention les enfants de moins de 8 ans doivent être accompagnés, on voudrait pas vous les rendre en morceaux, oui on utilise des scalpels…) ou bien un atelier origami, si vous voulez maitriser l’art du pliage, cette fois ça sera soit les grands animaux, soit un carnet à secrets chinois le Zhen Xian Bao.
Mais comme nous n’avons pas encore eu le temps de faire pousser des bras et des têtes en plus il faudra choisir l’un des deux, les premier-e-s inscrit-e-s choisiront…

Jeudi 22 octobre – Fabrication de papier
Soit du papier végétal avec des plantes, sans blagues, soit du papier “recyclé” (chiffon de coton). Des recettes et techniques simples pour commencer et que vous pourrez refaire dans votre cuisine, mais venez d’abord éclabousser le sol de l’atelier avec vos idées et expérimenter des recettes inattendues.

Vendredi 23 et 30 octobre – Gravure
(attention atelier de 4h au lieu de 3 et oui, c’est Long la gravure…)

L’image imprimée à une place spécial dans notre atelier, lino, bois, letterblocks ou tampons, on aime découper, assembler, encrer et imprimer ! Venez tester vous-même, mais attention vous êtes prévenu-e-s : c’est addictif – mais très bon pour votre santé.

Et une petite nouveauté
Lundi 26 octobre :
atelier spécial en partenariat avec l’atelier Écriture de Béatrice Mora (plus d’info ici)

Mercredi 28 et 29 octobre – Papier Animé
(Oh, le 29, l’atelier est déjà réservé, mais passez voir comment on s’y prend, si vous voulez…)
Faites du stop motion avec du papier découpé façon collage animé, découpage de magazines, de textes, de ce que vous voulez. D’ailleurs nous sommes preneurs de magazines en tous genres, à force de découper il faut refaire le stock !


Voilà, vous savez tout. Naturellement nous vous accueillons avec toutes les précautions du moment. Les ateliers sont limités en place, réservez vite…

Et continuez à nous envoyer vos lettres et mots d’amour par courrier jusqu’à la fin du mois ! On ne s’en lasse pas de vous lire !

 

Ateliers juillet-août

Rien ne vous arrêtera, ni les contraintes, qui finalement sont celles que la papeterie à la plupart du temps, ni le temps, depuis que nous avons fini les travaux dans l’atelier c’est super agréable, été comme hiver… 

Donc sortez vos idées de vos oreilles et enfilez des palmes pour venir jusqu’à Grand Brassac plonger vos mains dans les grains fins du papier sous toutes ses formes : animé, imprimé, relié, plié, façonné, no limit sauf celles que vous vous imposez…

Et n’oubliez pas, nous restons à l’écoute de vos envies, toute l’année et selon nos disponibilités : il suffit de prendre RDV, de se fixer un jour et de s’y mettre.

Cela dit, pour aider les grand-e-s timides, les super désorganis-é-e-s, les surbooké-e-s, les perché-e-s, les terre à terre, les pieds palmé-e-s, les structuré-e-s, les syndiqué-e-s, les vacancier-e-s et autres spécimens humanoïdes, mais pas que, à franchir le pas, nous proposons des dates en juillet et août, toujours de 14h à 17h pour vous initier ou vous aider à aller plus loin avec vos idées et vos mains en notre compagnie :

Gravure

mercredi 8 et 22 juillet mercredi 5 et 19 août

  • une seule technique par atelier soit xylo’ (bois) ou lino’
  • à partir de  de 8 ans
  • apportez un t-shirt à votre taille si vous voulez imprimer sur tissu…

Stopmotion

  • samedi 11 et 25 juillet
  • samedi 08 et 29 août

-papier et objets animés sous caméra, apportez ce que voulez, on verra si on peut en faire quelque chose, une image à la fois

Reliure

  • mardi 07 et 21 juillet
  • mardi 18 et 25 août
  • vendredi 24 et 31/07 

– une seule technique par atelier (cousu, collé, sans colle & sans fil, “japon” etc)

Origami (ou Zhen Xian Bao)

  • Jeudi 09 et 16 juillet
  • jeudi 06 et 13 août

-une seule technique par atelier (guirlande, mobile, modulaire, articulé, animalier…)

Kirigami 

  • vendredi 10 et 17 juillet
  • vendredi 07 et 14 août

-atelier pour tou-te-s, mais attention on utilise des scalpels et des petits formats…

Fabrication de papier artisanal

  • Jeudi 23 et 30 juillet
  • Jeudi 20 et 27 août

-une seule technique par atelier (végétal, recyclé, moulé, décoré, coton-mitsumata)

 

  • les ateliers sont ouverts à tou-te-s dans la limite des places disponibles (max 8) sur réservation, ça va de soi.
  • les ateliers sont pour tou-te-s à partir de 4 ans, sauf en gravure à partir de 8 ans, et oui.
  • les enfants de moins de 6 ans doivent être accompagnés, c’est mieux.
  • merci de nous prévenir si vous avez des allergies alimentaires : nous faisons une pause “tea time” avec nos gâteaux maison (hmmm c’est ça l’odeur dans la papeterie ? )
  • tarifs dégressifs et familiaux sur demande, ne soyez pas timides
  • matériel fourni, of course (mais si vous avez une idée à soumettre avec des matériaux d’ailleurs, on est toujours partant)

Vous le savez, nous avons de la place ici : si vous avez des propositions qui se dégustent avec les yeux, les mains, les oreilles, le nez ou la bouche, des choses à partager qui redonnent du sens à tout le reste, nous somme toujours ravis d’ouvrir les portes de l’atelier à d’autres initiatives. N’hésitez pas à nous en parler.